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Qu’est-ce qu’on ne ferait pas au PS pour grappiller les voix de la communauté maghrébine. Se mêlant benoîtement de ce qui ne le regarde pas (il est « responsable » du budget wallon, avec lie succès que l’on sait), André Flahaut propose l’obligation d’enseigner l’arabe dans les écoles. Il n’a pas bronché lorsque les mêmes socialistes ont supprimé le latin et le grec, mais l’arabe, ah l’arabe !

Il y a des pays, pas si lointains, où on refuse cette démagogie de bas étage, ce racolage digne des quartiers chauds. Il suffit de passer la frontière, ou plus exactement le Moerdijk, pour retrouver des gens sensés.

Le bourgmestre de Rotterdam a fait voter un règlement communal, obligeant les chômeurs à suivre des cours de mise à jour de leurs connaissances, EXCLUSIVEMENT EN NEERLANDAIS. Et tenez-vous bien : ce bourgmestre est d’origine maghrébine !

A Rotterdam, les chômeurs doivent suivre un enseignement exclusivement en néerlandais

Rotterdam n’aime pas les chômeurs de longue durée. Ces derniers sont astreints, un jour par semaine, à exercer un travail d’intérêt public. S’ils refusent, ils se voient supprimer leurs allocations. Aussi simple et direct que ça. Les mères qui ne travaillent pas doivent rendre des services à l’école où est inscrit leur(s) enfant(s). A l »expérience, on se rend compte que ces dispositions (mise au travail des chômeurs, cours seulement en néerlandais) favorisent ce « vivre ensemble », chers à nos socialistes, Ecolos et autres bobos de DéFI, du CDH, du MR et du PTB.

Il est clair que la sotte proposition de Flahaut est bassement électoraliste et, comme il l’a fait partout où il est passé (à la Défense, on mobilise dès qu’est évoqué son nom), ce comique troupier aux multiples mandats (il en a 5 et encaisse 16.000 euros par mois) ne voit pas plus loin que la prochaine élection. Pas la moindre vision des conséquences. Car cet adepte du « vivre ensemble » agit visiblement pour le « vivre séparé ».

Imposer l’arabe dans les écoles, c’est encourager la ghettoïsation de certaines populations, qui aujourd’hui déjà, ne font même pas l’effort de parler une de nos trois langues nationales, après 2, 3 ou plus de générations présentes sur notre sol. Il se fait que l’arabe envahit déjà les cours de récréation dans certains quartiers. Le rôle du « Pouvoir Organisateur » de l’enseignement et du personnel politique ne serait-il pas de bannir l’arabe des écoles et encourager à l’apprentissage raisonné des langues du pays ?

Pour les jeunes, une des clés de la réussite, c’est la connaissance d’au moins trois langues, dont l’anglais. Pas l’arabe !

Tant en Wallonie qu’à Bruxelles, la clé de la réussite réside, entre autres compétences, dans la maîtrise de 3 langues : français, néerlandais, anglais. Lors d’entretiens d’embauche, de plus en plus d’employeurs constatent que les jeunes demandeurs d’emploi connaissent à peine une langue – et souvent, mal. Est-ce en imposant l’arabe dans les écoles que Flahaut espère former des éléments de valeur, des cadors dans les nouveaux métiers, des exportateurs de l’excellence belge vers les pays où l’anglais est une langue véhiculaire ? Les jeunes voulant se diriger vers les métiers de l’informatique n’arriveront à rien, s’ils ne connaissent pas l’anglais…

Rappelons que l’arabe du Maroc n’est pas celui d’Arabie saoudite, de Libye, de Syrie ou d’autres pays arabophones. Quel arabe voudrait-on enseigner dans les écoles wallonnes et bruxelloises ? Ca, Flahaut n’y a même pas pensé.

Flahaut détient 5 mandats (dont gain : 16.000 euros par mois !) et est ministre de la simplification administrative. Avec l’arabe, ce n’est pas gagné !

Le plus révoltant, c’est que la presse réserve une place de choix à ces élucubrations flahautesques, alors que tout le monde sait qu’il raconte n’importe quoi depuis le jour où il est entré en politique.

Dans son programme pour les écoles, le Parti Populaire se prononce pour une refonte de l’enseignement, basé sur la transmission des connaissances, l’ouverture des élèves aux matières essentielles pour leur réussite dans la vie – tant professionnelle que personnelle. Sans cette modification sérieuse, l’enseignement restera soumis aux mystifications à la Flahaut…

A.D.

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