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Les commentateurs avait prévu de 1 à 5 élus pour le parti de Marine Le Pen, présenté comme en perte de vitesse. Le groupe de Marine Le Pen sera de huit élus, soit 3 fois les deux députés actuels (l’avocat Collard, réélu et Marion Maréchal-Le Pen, démissionnaire). Attitude typique de la presse de gauche, dont la haine de l’électorat de droite est absolue.

Le président absolu Macron débute ses 100 jours de grand amour avec… les 30 % de Français qui croient en lui…

Pour ce second tour des législatives, le Front National a vécu une seule triangulaire et 119 duels difficiles. Bien que représentant 30% de l’électorat au bas mot, le système de la Ve république, voulu par le général De Gaulle, tue les petits partis émergents ou les partis qui font un score moyen remarquable (le FN) mais ne bénéficient jamais du désistement « républicain » d’un autre parti pour le second tour. A chaque fois les socialistes faisaient élire la droite ou la Droite les socialistes. De là l’expression très vraie du système UMPS, utilisée par Marine Le Pen.

Le parti de Marine veut dès lors la proportionnelle intégrale, un peu comme en Belgique ou en Italie. Avec une élection proportionnelle (comme aux Européennes), le FN aurait un bloc de 50 députés au moins. Macron a promis d’ajouter ‘une dose’ de proportionnelle au processus électoral. C’est une bonne chose.

On a néanmoins assisté à un sursaut pour le second tour, à la « correction » du score indécent de « La République En Marche » (l’imprononçable LREM) au premier tour. Le mouvement de Macron, avec le MODEM de Bayrou, fait 361 élus, au lieu des 400, voire 450 annoncés par les organismes de sondage, comme d’habitude à côté de la plaque, totalement.

Le jeune Baroin a bien rattrapé la mayonnaise. Le groupe LR sera la véritable opposition au palais Bourbon.

La Droite, menée par Baroin, gère moins mal que prévu une défaite qui n’avait pas lieu d’être, avec 126 députés. Les Républicains vont sans doute être secoués par des querelles entre les « collaborateurs » comme le dit platement Rachida Dati, et ceux qui veulent une opposition forte au grand ventre mou du super-Centre qui vient de se créer, avec le très scolaire Philippe comme Premier ministre. Le président aurait dû être issu des Républicains, dommage que François Fillon n’aie pas compris qu’il devait quitter la course des présidentielles.

Pour le reste, le PS divisé par 10 avec – quel bonheur – des sottes insupportables comme Marisol Touraine ou Vallaud-Belkacem passées à la trappe, c’est revigorant. Et le tribun souverainiste de gauche Mélenchon bien élu (Les Insoumis – 17 élus) et qui formera un groupe parlementaire à gauche avec les communistes, ce sont de bonnes nouvelles pour la démocratie.

Attendons-nous à un quinquennat médiocre qui va aggraver les problèmes d’immigration, de fiscalité et de désindustrialisation de la France.

Nous parions sur un quinquennat médiocre, avec un dégonflement de la majorité présidentielle qui va s’en aller en lambeaux tant ses élus sont ignorants du jeu parlementaire qui les attend. Ce sera « je ne veux voir qu’une seule tête » et le président absolu Macron appliquera son programme pendant la première année, avant que la désillusion n’amène les Français dans les rues.

Le courant qui a de beaux jours devant lui, c’est le « populisme » qui aborde les vrais problèmes : immigration, insécurité, fiscalité abusive, rôle  nuisible de l’Union européenne, globalisation destructrice de l’emploi et de notre industrie.

Les problèmes de la France vont empirer. Pour l’instant, les Français en ont marre et ne sont pas allés voter, mais ils reviendront rapidement aux positionnements classiques.

C.T.

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