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Entre 2010 et 2015, le nombre de policiers blessés pendant leurs missions a augmenté de 25 %.

Février 2017, une trentaine de policiers et gendarmes blessés suite aux quinze jours de manifestations dans les banlieues et en province consécutives à l’affaire Théo.Souvenez-vous : octobre 2016, une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité, grièvement brûlés par jets de cocktails Molotov à Viry-Châtillon (Essonne).

Il est important de le souligner : ces derniers mois, les forces de l’ordre n’ont jamais été aussi décriées par les plus hautes personnalités de l’État ; la visite de Hollande à Théo en est un exemple, comme la mobilisation des artistes dans Libé ou les communiqués virulents des associations antiracistes.

Ces comportements suscitent un climat délétère, chaque fin de semaine, des voitures sont brûlées et des agressions « anti-flics » sont perpétrées ; nous en avons encore eu la preuve ce week-end.

Samedi, un équipage de deux personnels de la BAC (brigade anticriminalité) dans le 8e arrondissement de Marseille contrôle un véhicule. Le chauffeur et les deux passagers (des chances pour la France) en état d’ébriété refusent d’obtempérer et les agressent violemment. La policière reçoit des coups de poing et de pied à la tête. Résultat : triple fracture faciale. Elle s’est vue prescrire quinze jours d’incapacité temporaire (elle doit être plus résistante que Théo). Les trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue.

Samedi encore, en début d’après midi à Rillieux-la-Pape, deux jeunes circulent sans casque sur une moto non immatriculée. La procédure officieuse oblige les policiers à prendre leurs distances pour éviter tout accident. Aussi, les agents de la police municipale actionnent leur gyrophare en respectant une distance de sécurité avec les motards. Ces derniers prennent la fuite à vive allure avant de s’encastrer dans un 4×4 appartenant au cortège d’un mariage.

L’un des jeunes est grièvement blessé. Mais le plus ahurissant est que les habitants du quartier et les membres du cortège en colère ont accusé les policiers d’avoir poussé les jeunes à la faute. Plusieurs coups ont été échangés entre la cinquantaine de riverains belliqueux et les fonctionnaires municipaux. Il a fallu l’appui de la police nationale et de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Dans la soirée, des véhicules ont été incendiés…

 

Toujours samedi, quartier Monclar à Avignon, les policiers tentent d’appréhender un chauffard qui vient de brûler deux feux rouges lorsque plusieurs personnes les encerclent avant de leur lancer des projectiles et de les violenter. Le jeune chauffard n’a pas pu être interpellé car son père s’y est vivement opposé. Les policiers ont préféré remettre à plus tard l’interpellation…

Entre 2010 et 2015, le nombre de policiers blessés pendant leurs missions a augmenté de 25 %. Ils étaient 4.535 il y a six ans, contre 5.674 en 2015. La hausse est encore plus importante pour les gendarmes puisqu’en 2010, ils étaient 1.408 à avoir subi une agression physique, contre 1.807 en 2015, soit 28 % d’augmentation. Ce phénomène s’est confirmé au premier semestre 2016 avec 3.267 fonctionnaires de police blessés en mission, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2015.

Les mis en cause n’hésitent plus à se rebeller et à agresser les policiers. L’État, les médias, les associations humanitaires et même la Justice, mettant en doute l’action de la police, incitent les gens des quartiers communautarisés à faire de même avec, comme conséquence, une perte totale d’autorité.

Comme vient de le dire Marine Le Pen lors d’une « conférence présidentielle » organisée ce lundi 13 mars, si l’État n’affiche pas plus de fermeté, « la perspective de la guerre civile n’est plus un fantasme »

Source: http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/chasse-aux-policiers-ouverte-allons-vers-guerre-civile,318964

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