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Le système est bien au point. Domicilié en Belgique, on se déclare « demandeur d’emploi », ce qui donne droit à des allocations de chômage. Mais dans le même temps, on traverse la frontière (même si cette dernière n’existe plus officiellement) et on va travailler aux Pays-Bas – où l’on perçoit un salaire ou des émoluments. 

Le phénomène n’est pas neuf. Les fraudeurs se font enregistrer comme chômeurs dans une ville proche de la frontière et partent travailler aux Pays-Bas. Jusqu’à présent, les deux pays n’échangeaient pas leurs données, de telle sorte que le travailleur belge était considéré comme un frontalier.

Les syndicats ont freiné des quatre patins, hurlant à la discrimination, voire au « racisme », dès qu’une enquête était sur le point d’être lancée.

Car, certaines sources à l’ONSS (Office National de la Sécurité Sociale) et de l’ONEM (Office National de l’Emploi) indiquent que cette fraude concerne surtout des populations allochtones, tant maghrébines que d’origine est-européenne. On signale même le cas d’un homme, inscrit comme travailleur aux Pays-Bas et se faisant passer pour un « migrant » en Belgique !

CE TYPE DE FRAUDE SOCIALE, NOURRIE PAR L’IMMIGRATION INCONTRÔLÉE, A DEJA COÛTE DES MILLIONS AUX TRAVAILLEURS HONNÊTES.

Par ailleurs, dans les administrations communales, certains employés des services « population » ne se montrent pas très au fait des subtilités des patronymes arabes, de telle manière qu’une même personne peut être inscrite sous des noms différents dans deux communes, selon qu’elle soit reprise d’après son prénom ou son nom de famille.

Outre ces subtilités, les services de fraude sociale belge et néerlandais ne communiquaient pas entre eux. Les élections approchant, le secrétaire d’Etat belge, Philippe De Backer, a rencontré son homologue d’outre-Moerdijk, Tamara van Ark, pour remédier à cette absurdité.

Un peu tard, car ce système de fraude existe depuis près de 20 ans. Et il a coûté très cher aux travailleurs belges et néerlandais, qui cotisent honnêtement. Tant l’ONEM que l’ONSS rechignent à révéler les chiffres exacts, mais cela va chercher dans le milliard d’euros de manque à gagner pour ces deux institutions.

Cette fois, les programmes informatiques des deux pays vont être connectés et les informations circuleront plus efficacement.

Depuis sa création, le PARTI POPULAIRE propose des solutions précises contre la fraude sociale. Il engage aussi les responsables à adopter un langage clair concernant l’origine des fraudeurs. Il apparaît aujourd’hui que l’immigration incontrôlée a contribué à l’augmentation de la fraude sociale.

F.M.

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