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Le mouvement des « gilets jaunes » aurait mobilisé près d’un million de personnes dans les villes et certaines routes de France. En Belgique, ce fut moins brillant, en dépit d’une surmédiatisation dans les journaux et chaînes télé. La récupération politique de cette exaspération citoyenne n’augure rien de bon. Pourtant, il y a des solutions.

Certes, le prix du carburant est trop élevé. Et les accises sur l’essence et le diesel ne servent, ni à améliorer l’état de nos routes (comme annoncé régulièrement, à chaque augmentation de prix, par le gouvernement), ni à lancer des initiatives pour purifier l’air.

L’argent des automobilistes sert à boucher les trous du budget de l’Etat, fort mal géré par les partis traditionnels. Et cependant, en Belgique, l’action « gilets jaunes » n’a pas connu un franc succès.

Le prix des carburants est trop élevé, mais ne peut-on pas se poser une autre question ?

La vraie question à se poser

Par exemple : pourquoi les gouvernements successifs ont-ils contraint les citoyens à utiliser leur automobile ?

Car il y a bien des contraintes : la multiplication des galeries commerciales hors des villes, accessibles uniquement en voiture ; la suppression des lignes secondaires de train, au nom de la rentabilité ; l’abandon à leur triste sort des petites entreprises agricoles familiales, au profit  d’une agriculture industrialisée ; les politiques des villes, carnassières au plan fiscal, qui font fuir les entreprises en périphérie…

Ces politiques absurdes multiplient les déplacements motorisés. Ainsi, le scandaleux projet NEO au Heysel (Bruxelles), soutenu par le PS et Ecolo, va créer un flux de véhicules automobiles jamais atteint jusqu’ici (photo ci-dessus).

Les gilets jaunes ne feront pas baisser le prix des carburants

Les hypermarchés, où des politiciens siègent au conseil d’administration, tuent les commerces de proximité et encouragent les déplacements en voiture.

C’est cette politique anti-démocratique qu’il faut combattre, car elle développe l’usage de l’automobile.

La fiscalité représente 55 % du prix des carburants. Il est improbable que l’action des « gilets jaunes » fera baisser ce prix. Et la transformation d’un légitime mouvement de colère citoyenne en « parti » politique (à six mois des élections !) ressemble fort à une imposture.

En revanche, s’attaquer aux dépenses folles et inutiles de l’Etat apporte un début de solution. Et cela ne peut se réaliser qu’au travers d’un vrai parti politique. Lui seul peut influencer la marche de l’Etat.

A.D.

 

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