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Tout a été dit à propos des glyphosates, et notamment de sa forme la plus connue : le Roundup. Des études, plus scientifiques les unes que les autres et, à l’occasion, plus biaisées les unes que les autres, ont démontré tout et son contraire à propos du tueur d’abeilles et du porteur de cancers pour les citoyens. Une chose est certaine : le parlement européen a voté contre la prolongation pendant 5 ans de l’autorisation du glyphosate. C’est la commission autour de Jean-Claude Juncker, non élue démocratiquement, qui a pris la décision opposée, abjecte et honteuse. Il est plus qu’urgent de lancer une enquête qui devra établir qui a touché des pots-de-vin et à combien s’élève le prix de la trahison de la santé de 500 millions d’Européens.

On entend d’ici Jean-Claude Juncker, hoquetant entre deux cognacs : « Ces accusations de corruption, c’est du populisme ! ». A croire que le Président de la Commission Européenne bagnait dans un coma éthylique, lorsque le commissaire européen de la Santé (!) et de la Protection (!!) des Consommateurs (!!!), John Dalli, originaire de Malte, a dû démissionner (16 octobre 2012), à la suite d’une affaire de corruption par des marchands de tabac suédois. Vous savez, Malte, cette merveilleuse démocratie où des « inconnus » (des plaisantins, sans doute) placent des bombes sous la voiture d’une journaliste révélant les liens entre la mafia locale et le monde politique… Et la tuent, sans que le police soit capable d’arrêter les assassins sur une superficie de 316 km2 – ces pandores ont dû prendre des leçons auprès des enquêteurs à la poursuite des tueurs du Brabant wallon !

Commission et Parlement européens : temples de la corruption

C’est un secret de polichinelle : Union Européenne et corruption, c’est du pareil au même. Lorsque les membres de l’ADDE (Alliance pour la Démocratie Directe en Europe – dont faisait partie le Parti Populaire belge) ont voulu investiguer dans ce panier de crabes, le retour de flammes ne s’est pas fait attendre. La mafia européenne a lancé ses chiens : ce fut Juncker réclamant la fin des subventions aux partis eurosceptiques ; ce fut la presse dite, à tort et abusivement, « d’investigation » qui aligna les mensonges et les calomnies, etc.

A Bruxelles, le lobbying est omniprésent. On détecte des lobbyistes jusque dans le parlement européen et dans l’entourage immédiat de la Commission Juncker. Et en toute impunité ! Il existe des lobbies pour à peu près tout : lobby du gaz de schiste, lobby de l’industrie pharmaceutique, lobby des marchands d’armes, etc.

On se trouve là devant une véritable « industrie » qui pèse plusieurs milliards d’euros. Selon le Corporate Europe Observatory, organisation militant pour une plus grande transparence dans les organisations européennes, Bruxelles compterait jusqu’à 30.000 lobbyistes, presque autant que d’employés à la Commission !

Ces milliards d’euros ne sont pas perdus pour tout le monde. Ils sont dépensés en « conférences », « rencontres », mais aussi en dîners somptueux, en « séminaires », organisés de préférence dans des paradis lointains (excellente manière de camoufler en « voyages d’étude » des vacances à l’oeil, tous frais payés).

Et, bien entendu, les enveloppes circulent. Ce n’est pas avec leurs salaires que des parlementaires ou d’anciens commissaires européens ont pu s’acheter des domaines fastueux en Toscane…

Le mépris des eurocrates pour les citoyens

Tout cela se fait au détriment des peuples européens. L’affaire du glyphosate le démontre à suffisance : le parlement européen (et plusieurs parlements nationaux) a voté contre le prolongement de l’autorisation du Roundup (à base de glyphosate). La Commission Juncker s’est prononcée pour.

La réalité, c’est que l’Europe est dirigée par 28 commissaires, qui n’ont jamais été élus. Ce sont eux qui dictent leur loi, au mépris des avis du parlement européen, composé de membres élus – même si on sait que la plupart des parlementaires européens se fichent pas mal de leurs électeurs !

Le vote allemand vaut le détour : Angela Merkel a voté pour la prolongation, sans que les Verts ne s’indignent. Un silence qui a son explication : lkes Verts participaient aux discussions pour la formation d’un nouveau gouvernement, et ils reluquaient déjà les bonnes petites places rémunératrices. Silence sépulcral des Ecolos belges : devant ses électeurs, Ecolo pousse des cris d’orfraie dès qu’il est question de glyphosate, de Roundup, de Monsanto (le fabricant du Roundup) et de Bayer, mais si les grands frères teutons trahissent les prétendus « grands principes », c’est la dérobade…

Rappelons que le glyphosate présente des dangers prouvés sur la santé, non seulement de ses utilisateurs, mais encore sur l’environnement, en général. Il est vrai que ce produit agit très efficacement contre les « mauvaises herbes », mais à quel prix pour la santé…

Il est donc urgent de lancer une enquête pour établir s’il y a eu corruption. Et si c’est bien le cas (le contraire serait étonnant!), qui a touché des bakchichs, et combien ?

Question à mille point, posée par un internaute : « Pourquoi, le commissaire européen français, touche t-il le double du président ? Pour le mettre à l’abri de la corruption sans doute ? D’ailleurs, on remarquera que le président a changé, le commissaire est resté… ». La question vaut la peine d’arriver sur le tapis.

Dans son Manifeste, le Parti Populaire exige la transparence totale pour tous les niveaux de pouvoir. Ce combat est rude et lui vaut des déboires. Le Parti Populaire est le David du Goliath mafieux belge et européen. On sait comment s’est terminée l’histoire de David.

Le combat du Parti Populaire est juste, tant pour la morale politique que pour la santé de tous et particulièrement des enfants. Il en va de l’honneur d’un parti, mais aussi de l’honneur du simple citoyen, de chacun d’entre nous.

D.K.

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