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Gilles-William Goldnadel reproche à Emmanuel Macron d’employer le mot «résistance» quand l’attitude de l’exécutif et avec lui d’une large partie de la classe politique française s’apparente selon lui à de la «passivité».

Comment tenter de rester à la hauteur du geste d’un homme non seulement héroïque, mais encore dans l’élévation propitiatoire suprême? Samedi soir, la mère d’Arnaud Beltrame déclarait avec une dignité aussi modeste qu’infinie qu’elle n’était pas étonnée que son fils se soit sacrifié sur l’autel de la patrie. Des mots qui semblent d’un autre temps.

Des mots… Dans ce moment, il faut prendre garde aux mots.

Ainsi, le président de la République vantait «l’esprit de résistance que notre peuple a démontré chaque fois qu’il a été attaqué». Mais il suffit des phrases creuses. La résistance n’est pas la résignation. Avant que ne tombe dans l’oubli ce nouvel attentat de Carcassonne, qui sera enterré par un autre attentat, tant le vivier des crapules suicidaires est trop nombreux, il convient à nouveau de dire leur fait aux partisans de la mort lente ou à ceux du trépas accéléré.

Non, Emmanuel Macron, la résistance n’est pas l’autre mot de la résignation.

On ne peut à la fois rituellement invoquer son esprit et poursuivre «en même temps» une politique suicidaire de démission en matière d’immigration massive en élargissant le regroupement familial des migrants. On ne peut non plus incriminer par mauvais temps le djihadisme et nommer par temps trompeur un islamiste, Yassine Belattar, à tel poste pour lancer un signal connivent à certains en banlieue.

Il y a pire encore que les mots aimables pour tout le monde ou les mots creux: ceux remplis de haine. M. Mélenchon, comme souvent, n’est pas content: «suppliques aux médias pompes à clics. Pour l’honneur du gendarme assassiné: pouvez-vous renoncer au plaisir de nous salir et cesser de reproduire les tweets écœurants de Stéphane Poussier que nous avons tous condamnés?».

On ne peut incriminer par mauvais temps le djihadisme et, par temps trompeur, donner un poste à un islamiste.

Las, M. Mélenchon, souffrez que je reproduise une fois encore le gazouillis de votre ancien candidat Insoumis dans le Calvados, pour les besoins de ma démonstration: «À chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse… Là c’est un colonel, quel pied! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins.»

Tout d’abord, je n’ai pas observé que vous vous éleviez avec autant de hauteur lorsqu’un représentant du parti de l’autre extrémité se faisait épingler.

Ensuite et surtout, je veux soutenir ici que ce Poussier que vous poussez du pied n’est que la caricature grimaçante de beaucoup de vos camarades rouges de toutes les colères que vous leur instillez.

Ce sont dans vos manifestations que l’on hurle «tout le monde déteste la police!» Et je ne vous ai jamais vu prendre grande distance avec la violence des zadistes et des antifascistes fascistes .

Dans son délire abject, votre ancien candidat bas-normand , aujourd’hui répudié par le sommet, justifie sa haine morbide des gendarmes par la mort de Rémi Fraisse. Mais votre parti n’a pas été en reste pour expliquer par le racisme policier le prétendu viol de Théo.

Il est vrai qu’aujourd’hui, l’extrême-gauche médiatique se fait, dans cette affaire, beaucoup plus modeste, tant il est apparu que son hystérie relevait, comme souvent, de la supercherie.

Votre camarade Éric Coquerel critique l’expulsion par les forces chargées du respect de l’ordre républicain des migrants qu’il soutient et qui occupent illégalement la basilique de Saint-Denis, symbole de la France éternelle, au mépris flagrant des articles 26 et 32 de la loi de 1905 sur la laïcité. Vous soutenez, vous le laïc paraît-il invétéré, Éric Coquerel.

Curieusement, vous aviez à l’inverse invectivé les identitaires (condamnés eux à un an de prison avec sursis) qui avaient occupé le chantier de la mosquée de Poitiers: «un seuil franchi dans la violence de l’extrême droite» aviez-vous déclaré.

Un esprit chagrin y verrait l’acmé de la duplicité. Ou de la xénophilie antichrétienne.

Lorsque Clémentine Autain et d’autres de ses camarades de la Seine-Saint-Denis souhaitent, pour séduire leur clientèle électorale dont ils sont les captifs, se rendre en Israël pour visiter dans sa prison un terroriste palestinien condamné pour avoir assassiné des civils, sont-ils à des kilomètres de la complaisance pour le terrorisme islamiste de ce Poussier que vous répudiez?

Lorsque votre camarade Obono décerne un brevet d’antiracisme à Houria Bouteldja, responsable antisémite et anti-blanche du Parti des Indigènes de la République qui organise des camps interdits aux blancs et que vous ne trouvez pas un mot pour calmer ses ardeurs, faut-il s’étonner qu’un Poussier soit poussé vers les extrémités?

L’islamo-gauchisme est aujourd’hui le grand danger mortel à combattre sans gants.

Il est vrai que vous aussi, vous disiez impunément il y a peu ne pas pouvoir vivre dans un quartier où il y aurait trop de blancs… Allez vous étonner ensuite, de dérives en dérives, qu’un collectif d’extrême gauche se soit installé avec une centaine de migrants dans les locaux universitaires de Paris 8 situés à Saint-Denis (décidément).

Que les expressions «Français = PD», «femmes, voilez-vous!», «Anti France vaincra», «mort aux blancs» et dans un bel esprit poussieriste «beau comme une voiture de police qui brûle» et «Kill cops» soient tagués par ce collectif qui occupe les locaux de l’université depuis un mois et demi ne vous scandalise pas? Allez vous étonner que certains enseignants aient reçu des menaces de mort.

Il paraît que l’université de Paris VIII qui a accepté gentiment d’installer le collectif dans un grand amphithéâtre aurait porté plainte…

Décidément, le fruit Poussier n’est pas tombé très loin de l’arbre dans lequel on l’avait fait pousser en l’arrosant chaque matin d’une eau intoxiquée.

Non, la résistance n’est pas la résignation. Ni aux mots creux de la mort lente, ni aux mots haineux du trépas accéléré.

Ne pas se résigner à dire les mots crûment: l’islamo-gauchisme est aujourd’hui le grand danger mortel à combattre sans gants.

Au risque dérisoire d’être moqué, insulté, diffamé. C’est cela aussi, résister.

GILLES WILLIAM GOLDNADEL

Source: https://www.dreuz.info/2018/03/27/goldnadel-non-la-resistance-nest-pas-la-resignation/

 

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