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L’entreprise géante de la « silicon valley » à San Francisco – Californie, témoin de la « société de demain » est en train de vivre des heures difficiles qui nécessitent ce jeudi, une réunion de tous les cadres supérieurs, rappelés d’urgence par le grand patron, Sundar Pichai, lui-même rentré dare-dare de ses vacances à Mountain View. C’est le New York Times qui donne cette information capitale en Une.

James Damore a commis la faute gravissime, impardonnable: se demander si le politiquement correct est juste. Qu’on l’exécute! C’est ce que vient de faire Google.

Que se passe-t-il ? Google s’effondre en Bourse ? Non. C’est beaucoup plus grave: un employé, un ingénieur informaticien (masculin) nommé James Damore, a fait circuler un memo au sein d’un groupe de réflexion, « Coffee beans », qui discute librement des questions de diversité dans l’entreprise. Et ce mémo a fait l’effet d’une bombe.

Imaginez ! James Damore ose se poser la question de savoir si la faible représentation des femmes dans les jobs techniques comme programmeurs ou aux échelons supérieur de la direction n’était pas liée à autre chose que la cause répétée inlassablement par les féministes et le « politiquement correct »: la dis-cri-mi-na-tion à l’égard des femmes.

Poser la question – et Damore le fait avec beaucoup d’intelligence et sans affirmer l’une chose contre l’autre – ce n’est pas politiquement correct. C’est gravissime ! Et la ruche de Google et de la silicon valley, peuplée de beaucoup de « tree huggers » (écolo-bobos), de féministes et de bien-pensants de gauche a obtenu que Damore soit immédiatement viré.

Le patron de Google, un des hommes les mieux payés de la planète (ce n’est pas une femme?) a rappelé toute la direction pour traiter de cette affaire gravissime

Le patron de Google, Sundar Pichai, s’est fendu d’un communiqué expliquant que oui, « Google promeut depuis très longtemps une culture d’ouverture »; il avait personnellement voulu ouvrir la discussion par tous les employés de tous les sujets possibles au sein de l’entreprise, mais pas sur ce sujet-là. « Cela va trop loin. Il a avancé des stéréotypes sur les genres qui sont nuisibles à l’entreprise ».

Le memo, qui porte le titre “Google’s Ideological Echo Chamber,” tente d‘expliquer le différentiel des genres (très peu de femmes dans les métiers techniques et dans la direction, pourtant dans une entreprise sensée être à la pointe de la société californienne avancée) en évoquant certains stéréotypes sur les genres, comme le fait que les femmes répugnent à la confrontation inhérente aux carrières de management et sont plus anxieuses plus rapidement.

Lisez-le; il n’y a pas de quoi fouetter un chat, mais le problème de Google maintenant, c’est que l’employé viré, James Damore, assigne Google en justice, en invoquant le fait qu’il n’a fait qu’appliquer la politique d’ouverture et de discussion encouragée par son patron Pichai et l’entreprise. Il juge l’action de Google à son égard illégale, et accuse la firme d’avoir une intolérance pour toute idée qui ne passe pas dans le filtre de gauche de Google.

Sundar Pichai est dans toutes les gazettes américaines avec cette histoire idiote. Bon amusement…

James Damore voulait seulement avoir « une discussion honnête » sur le sujet. Impossible chez Google. Il a donc porté plainte auprès du National Labor Relations Board, qui règle les conflits sociaux, en accusant Google de caricaturer ses propos et figurez-vous que son cas semble très défendable…

Quelle affaire ! La terre a failli s’arrêter de tourner.

C.T.

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