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A l’époque Verviers était un modèle de modernité pour le monde occidental.

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Verviers est située à une trentaine de kilomètres de la frontière allemande et de la frontière néerlandaise, ce qui en fait le carrefour entre Liège, Aachen et Maastricht.

À l’origine, le Grand Théâtre est un édifice qui en remplace d’autres.

En effet, à partir de l’année 1774 jusqu’à la destruction du Théâtre de la Bonbonnière en 1874, le lieu était occupé par des salles de spectacle portant le nom des propriétaires successifs (Dutz, Fauconnier). À la fin du 19ème siècle le talentueux Charles Thirion remporte le concours d’architectes et entreprend la construction de l’édifice actuel. Le Théâtre d’un style néo-classique est un quadrilatère d’une surface approximative de 1680 m, construit sur le modèle d’un théâtre à l’italienne. Sur le devant de la façade principale, nous pouvons voir un splendide péristyle-terrasse. À l’intérieur de ce joyau belge, 1350 personnes pouvaient s’y entasser et admirer les représentations mythologiques dont notamment les peintures du liégeois, Émile Bechmans, sur le plafond.

La fée électricité 

Outre sa conception architecturale, le Grand Théâtre de la ville de Verviers fut à l’avant-garde de la modernité. Il fut le premier Théâtre du Royaume de Belgique à être entièrement électrifié! Petite par sa population, Verviers la belle et l’industrielle voulait donner une image pluri-positive. Une preuve supplémentaire réside dans le fait que le public verviétois était si exigeant que le Théâtre fut doté d’une troupe permanente!

Le Grand Théâtre s’écroule (littéralement)

Autrefois symbole de la bonne santé économique et culturelle de la ville, l’édifice est à l’image de ce qui reste de l’industrie verviétoise, un champ de ruine bien triste à voir. Toiture mal ou pas entretenue, infiltration d’eau et ce qui devait arriver arriva… En 2015, suite à la chute d’une moulure le bâtiment est devenu inaccessible, la sécurité ne pouvait être garantie aux spectateurs. Gouverner c’est prévoir dit-on, mais prévoir c’est voir de loin et il faut bien dire qu’il ne fallait pas prendre de loupe pour s’apercevoir des dangers qui guettait le bâtiment. Tel un Cassandre, seul le représentant du Parti Populaire au sein du conseil communal Bruno Berrendorf avait vu clair et avait alerté en vain les responsables politiques de la situation alarmante du Grand Théâtre, notamment à l’occasion d’un débat télévisé sur une chaîne régionale.

Le tonneau des danaïdes

Le pouvoir n’aime pas la culture, c’est l’impression qui se dégage de ce dossier. Les caisses communales sont dans le rouge et la frénésie dépensière ne freine pas les autorités de la ville. Les exemples de la mauvaise gestion socialiste (pléonasme) ne manquent pas: projet de rachat du grand bazar pour un centre culturel (quelle culture?), projet de construction d’un nouveau centre commercial, alors que le centre-ville regorge de place à cet effet, diminution du nombre de places de stationnement,… Oui Verviers n’est plus le fleuron industriel et Culturel qui rendait, avec raison, fiers les habitants et admiratifs les autres. La ville est devenue le symbole de la déglingue de la Wallonie.

Seule petite lueur d’espoir dans la morosité ambiante, le Parti Populaire de Bruno Berrendorf compte bien donner le coup de balai nécessaire au redressement économique, culturel et sécuritaire de la commune. Certes, ce ne sera pas facile pour le PP local, mais avec l’Union de toutes et tous, il se pourrait que tel un phénix, Verviers renaisse de ses cendres.

Bertrand ROCHETTE

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