Print Friendly, PDF & Email

10 octobre 2017 : encore un jour à marquer d’une pierre noire. Ceux qui voudraient travailler en seront empêchés, ici par un piquet de grève ; là, par les embouteillages à l’entrée de Bruxelles ; partout ailleurs, par les grèves des trains et des transports en commun. Pour la CGSP (Centrale générale des services publics), aile de la FGTB, travailler est un gros mot.

Dès le dépôt d’un préavis de grève, la cause était entendue : la FGTB agit comme la troupe d’assaut du PS, avide de pouvoir et n’ayant toujours pas digéré d’avoir été renvoyé dans l’opposition, tant au fédéral qu’en Région wallonne.

La preuve ? Cette interview de Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne. Il appelle clairement à une alliance PS-PTB-Ecolo pour les élections fédérales et régionales de 2019 !

Le choix de l’électeur ? On s’en passe ! La démocratie ? On s’essuie les pieds dessus ! Rien n’est plus important que de maintenir le PS en vie. Et au pouvoir ! Rien de plus important que de préserver les avantages de pourris et malfrats du genre Moreau, Mayeur, Close, Demeyer, Magnette, Onkelinx, Moureaux, Furlan, Laaouej, Ikazban et tant d’autres qui ont démontré leur habileté à manigancer, comploter, placer les copains et, éventuellement, à taper dans la caisse de l’argent public.

Il est évident que la FGTB se moque du sort des travailleurs qu’elle fait descendre dans les rues.

Il est vrai, et le Parti Populaire ne cesse de le dénoncer, que la situation des travailleurs en Belgique n’est pas la plus enviable en Europe : matraquage fiscal le plus élevé (après le Danemark et la France), salaires trop bas par rapport aux allocations de chômage, horaires toujours plus lourds, etc.

Mais à qui la faute ? Qu’a fait la FGTB pour éviter d’en arriver à la situation actuelle ? Rien ! Et pour cause : il n’était pas question d’ennuyer les gouvernements socialistes par de justes revendications. Si, aujourd’hui, des étudiants ne trouvant pas d’emploi se voient précipités par la précarité, c’est au gouvernement Di Rupo qu’ils le doivent. Où se cachait la FGTB pour dénoncer cette injustice ? Silence radio…

Et du côté de la CSC, syndicat « chrétien » ? Qu’ont fait ses dirigeants pour sauver les entreprises qui ont fermé, délocalisé, restructuré et jeté des milliers de travailleurs à la rue ? Rien. Mais ils n’ont pas tout perdu – pour eux-mêmes : le syndicaliste « de choc », Claude Rolin, est devenu parlementaire européen pour le CDH, en plus de 11 autres mandats. Et l’actuel président de la CSC ne dispose pas moins de treize (13!) mandats, dont un grassement rémunéré… à la Banque Nationale !

Faut-il plus de preuves que la grève de ce 10 octobre ne sert pas les intérêts des travailleurs ? Le syndicat socialiste se sert d’eux comme de ploucs envoyés au feu. Le gouvernement PS-PTB-Ecolo qu’appelle de ses voeux Thierry Bodson musèlera les travailleurs, comme ce fut le cas en Union soviétique – comme c’est toujours le cas dans les pays communistes, de Cuba à la Corée du Nord. Il suffit de voir la situation au Vénézuela pour imaginer le portrait d’une Belgique dirigée par le soviet suprême PS-PTB-Ecolo !

En déclenchant la grève, la FGTB déclare la guerre aux travailleurs. Au plus grand bonheur des satrapes du PS et d’Ecolo, ainsi que celui des cocos du PTB.

Le Parti Populaire privilégie une société d’harmonie, de dialogue et de paix sociale, au bénéfice du plus grand nombre. La Wallonie et Bruxelles ont besoin d’idées neuves et réalisables dans un cadre budgétaire enfin assaini. Des aspirations qui ne sont pas au programme des partis traditionnels. Et certainement pas à celui des syndicats, dont le fond de commerce est la tromperie de la population.

D.K.

Commentaires