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La politique des copains est l’ennemie de la démocratie. La saga de la méga-prison de Haren (hameau dépendant de la ville de Bruxelles) en est la démonstration, hélas, édifiante.

Cette nouvelle prison est un projet du ministère de la Justice, mais la ville et la région bruxelloises ont voulu y mettre le grain de sel. Et c’est la catastrophe.

La construction ravagera le site du Keelbeek, espace vert et d’une richesse écologique devenue rare autour de Bruxelles. Première bizarrerie : Ecolo reste muet sur ce projet, sauf à émettre quelques communiqués jamais suivis d’effet.

1.LA MAFIA PS PIETINE LA DEMOCRATIE. Quant à la mafia PS, à la Région et à la Ville, elle fait dans le grandiose. Les Vervoort (ministre-président de la région) et Close (bourgmestre de Bruxelles) ont commencé par ignorer l’avis des citoyens, habitants de
Haren, qui ne veulent pas de cette méga-prison, appelée à accueillir 1.190 détenus. Petite minauderie : les politiciens ne parlent plus de prison, mais de « village pénitentiaire » – on ne va pas s’attaquer à la sensibilité des voyous tout de même. Et dieu sait si, un jour ou l’autre, on ne se retrouvera pas « touriste » dans ce « village »…

Nous ne reviendrons pas sur les événements, parfois violents, qui ont opposé les citoyens aux politiciens, agissant dans la plus parfaite illégalité. Exemple : on fit abattre des arbres, alors que le recours contre la prison était toujours à l’étude. Facile dès lors de présenter le site du Keelbeek comme « abandonné et négligé » – cela s’appelle la politique du fait accompli.

2. UN CONSTRUCTEUR TRES MYSTERIEUX. Les combines des socialistes bruxellois ont fait froncer les sourcils à la Cour des Comptes. En effet, Vervoort and Co ont trouvé le moyen de profiter de l’argent public à des fins personnelles et partisanes. A cette fin, ils ont inventé le PPP (Partenariat Public Privé), qui est une excellente manière de faire passer les

bénéfices de la « location » de la prison au secteur privé, tandis que les risques financiers incombent au public.

Un maître d’œuvre a été désigné : le consortium Cafasso N.V., dont les statuts n’avaient pas été rendus publics, au moment de l’attribution du chantier ! Un marché public a donc été octroyé à une société sans personnalité juridique. Tout ce que l’on sait, c’est que derrière Cafasso se profilent des intérêts financiers, tels que BNP Paribas Fortis et une société australienne, Macquarie Group.

Et comme si cela ne suffisait pas, la mafia socialiste est incapable de divulguer le montant des travaux. Tout ce que l’on sait, c’est que les partenariats public/privé débouchent toujours sur des coûts annoncés initialement, multipliés par trois…

3. UNE PRISON BEAUCOUP TROP GRANDE.Le « village pénitentiaire » pourrait accueillir jusqu’à 1.190 prisonniers et prisonnières. Tous les experts sont d’accord : la population d’une prison ne devrait jamais dépasser les 300 à 400 détenus. Pourquoi une prison de 1.190 occupants ?

En réalité, la mafia socialiste se moque bien de doter la Belgique d’une nouvelle prison. Il s’agit « d’arrangements » financiers. Il faut chercher la réponse aux Etats-Unis. Dans le cadre d’un PPP, le partenaire privé loue les cellules à l’Etat, comme il le ferait de chambres

d’hôtel. L’Etat paie pour l’ensemble des cellules, qu’elles soient occupées ou non. Tout bénéfice pour le partenaire privé…. Et perte pour l’argent public, celui de nos impôts. Vu sous cet angle, le projet de Nicolas Dupont-Aignan, en France (faire payer leur logement par les prisonniers) prend tout son sens.

Mais cet « arrangement » présente un côté très intéressant pour certains. Après le cadeau aux financiers, rien n’empêche les rétrocessions de petites enveloppes vers des politiciens en mal d’argent… Faut-il rappeler les exemples de Publifin, Gial, Ores et tant dartres ?

  1. LA POPULATION CARCERALE DIMINUE.Le 20 août 2018, la Belgique comptait 10.065 détenus – une diminution par rapport à janvier de cette année : 10.335 (chiffres repris dans https://justice.belgium.be/fr).

Cela ne signifie pas que la criminalité diminue : la justice envoie moins de gens en prison. 1.650 condamnés portent un bracelet électronique, les peines alternatives dégorgent aussi les lieux pénitentiaires. Il s’agit d’une tendance qui se vérifie aussi bien aux Pays-Bas qu’en

Suède. On peut s’opposer à cette vision des peines infligées, mais tant que le pouvoir sera aux mains des partis traditionnels, on ira vers moins de monde dans les prisons.

La rénovation d’une prison comme celle de Saint-Gilles (Bruxelles) coûterait nettement moins cher que la construction de Haren… dont on ne connaît pas le prix, sauf à savoir qu’il sera astronomique.

En somme, le « village pénitentiaire » de Haren se présente, encore une fois, comme un projet exploitant l’argent public au maximum, tout en favorisant la politique des copains. Ces manigances ont échoué avec la construction du Grand Stade (totalement inutile), on espère qu’il capotera avec NEO – et on voit ce qu’a donné lie chantier de la nouvelle gare de Mons… Et on ose à peine faire le rapprochement avec les magouilles qui ont abouti à l’écroulement d’une partie du pont Morandi, à Gênes, en Italie.

Comme en Italie, seul un changement de personnel politique pourra ramener l’éthique dans les travaux publics et dans la gestion de l’argent du contribuable. C’est le programme du PARTI POPULAIRE. 

D.K.

 

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