Print Friendly, PDF & Email

Dans un article ultra-complaisant dans les éditions de L’Avenir (propriété de Néthys, c’est-à-dire de Stéphane Moreau – PS), le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS) se vante d’avoir créé 600 places de crèches et annonce qu’il en édifiera encore plus. Belle promesse électorale, qui évite la vraie question : Bruxelles a-t-elle besoin de nouvelles crèches ?

La réponse est définitivement « non ». Dans l’immédiat après-guerre, les crèches ont été créées pour aider les mamans qui travaillaient. Si l’on s’en tenait à cette règle simple, il resterait des places libres dans les crèches bruxelloises, malgré la poussée démographique.

Aujourd’hui, la majorité des femmes, bénéficiant du placement de leurs enfants dans les crèches, ne travaillent pas. Elles sont les premières à se présenter aux inscriptions en fin d’année scolaire – tout simplement parce qu’elles ont le temps de se présenter les premières.

Les mamans qui travaillent se voient obligées d’inscrire leurs enfants dans des crèches privées, ce qui entame sérieusement le budget familial – en plus de toutes les impôts et les taxes qui ne disent pas leur nom (TVA, hausse des prix, etc).

Tout le monde sait que la population bruxelloise active diminue d’année en année. C’est un mouvement en profondeur et qui n’est pas neuf. Il faudrait plutôt inaugurer des crèches en Brabant wallon ou en région flamande, là où fuient les jeunes couples bruxellois à la recherche de loyers ou d’achats immobiliers moins chers que dans une ville livrée trop souvent à la racaille !

Le bourgmestre de 3,16 % des Bruxellois ! 

L’excuse toujours avancée pour justifier le « premier choix » réservé aux femmes qui ne travaillent pas, c’est Actiris qui la donne : « Ces femmes suivent des formations »… et pourtant, ces formations ne débouchent que trop peu souvent sur un boulot à long terme. Peut-être pourrait-on demander à Actiris d’organiser la garde d’enfants des mamans suivant une formation ?

Cette situation, injuste pour les mamans qui travaillent, entraîne des dépenses d’argent publique qui atteignent des sommets himalayens. Certes, les combines entre le monde politique et l’entreprenariat de la construction expliquent cet engouement pour la construction d’immeubles publics – mais c’est le contribuable qui y perd.

L’argent public doit-il servir à construire des crèches qui sont autant d’encouragements à une natalité incontrôlée, là où ont échoué les asbl de planning familial, entretenues à grands frais ?

Le Parti Populaire veut mettre en oeuvre une politique de dépenses publiques raisonnable, bien ciblée, limitée au strict nécessaire de ce que demande la population. Construire plus de crèches va à l’encontre des intérêts des Bruxellois, déjà lourdement touchés par les folies du piétonnier et des plans de ci

Les projets du bourgmestre de Bruxelles relèvent de la démagogie électoraliste. On ne pouvait rien attendre d’autre de la part d’un bourgmestre pratiquement illégitime puisqu’il a été élu avec seulement 1998 voix (moins qu’Yvan Mayeur – 2662 voix !), soit 3,16 % de la population de Bruxelles-ville…

Pour récupérer des électeurs le PS (et les autres partis traditionnels MR-CDH-Ecolo-DéFI) sont prêts à nous faire payer des crèches inutiles… au moment où ils suppriment les crèches de Noël. Tout un symbole ! 

Une conclusion s’impose : rien ne change et ne changera à Bruxelles, si on ne change pas les partis accrochés au pouvoir.

A.D.

Commentaires