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Parlementaires, fonctionnaires et magistrats corrompus : la Belgique serait-elle prête à rejoindre ces « Etats de merde », dénoncés par Donald Trump ?

En tout cas, le GRECO (GRoupe d’Etats contre la Corruption), institution créée en 1999 par le Conseil de l’Europe, dénonce la corruption de nos « élites ». Le GRECO avait publié 15 recommandations destinées à prévenir la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs. La Belgique n’en a appliqué AUCUNE !

Pourtant, les demandes du GRECO n’étaient pas extraordinaires. Exemple : il fallait que soient introduites des règles « pour les membres du Parlement sur la gestion des règles avec les lobbyistes et autres personnes tierces qui cherchent à influencer le processus parlementaire ». Cette recommandation n’a même pas été examinée par nos chers politiciens et les magistrats ont gardé un silence vertueux, très éloigné des aboiements médiatiques des juges Claise ou Hannart, dont l’indépendance est un fait puisqu’il se proclame socialiste.

Que ces deux derniers se pavanent dans des clubs privés, où ils côtoient des hommes d’affaire parfois douteux en dit long sur les liens incestueux entre certains magistrats et les nébuleuses affairistes.

Mais cela ne semble pas émouvoir le monde politique. Il préfère laisser salir la réputation internationale de la Belgique, et par ricochet, des Belges.

Vous verrez : tout cela se terminera par la création d’une commission parlementaire, à l’issue de laquelle, on nous annoncera que tout va bien, qu’il n’y a pas le moindre coupable et que tout peut recommencer comme avant.

Quand le Parti Populaire réclame un tsunami sur les partis traditionnels, le GRECO lui donne raison !

F.M.

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