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C’était une des plus belles professions. Au début du 20ème siècle, devenir instituteur (et plus tard, institutrice) était un signe de réussite sociale pour les jeunes gens issus de milieux modestes, qui ne pouvaient se payer des études universitaires. Les « pédagogues » et les démagogues politiciens se sont acharnés à détruire ce bel idéal. De cette manière, les « élites », qui détestent le citoyen, arrivent à leurs fins : priver les enfants d’une formation digne de ce nom et les transformer en robots sans cervelle, sans instruction, sans valeurs et sans repères. C’est tellement plus facile de gouverner et de se remplir les poches, quand la population n’a plus de sens critique…

« Pourquoi resterais-je dans l’enseignement ?« , c’est la phrase désabusé de Martin, jeune instituteur de 25 ans à Charleroi. « Je dois faire face à des parents qui veulent me casser la figure, parce que j’ai donné une punition à leur gosse insupportable et fauteur de troubles en classe ; certains me font le signe de l’égorgement. Quand le cas arrive devant la direction de l’école, je ne suis pas soutenu par celle-ci. Et le pouvoir organisateur m’adresse un blâme ! On empêche les enseignants d’évaluer convenablement les connaissances et les possibilités des élèves – tout le monde doit réussir ! C’est de la folie furieuse : un bon élève se retrouve au même plan qu’un cancre. C’est le nivellement par le bas. J’étais un idéaliste. J’ai perdu ma motivation. Je cherche un emploi dans le privé« .

Les images d’enfants en rang, assis bras croisés à leur banc, attentifs, respectueux du « maître » et buvant ses paroles : cela semble appartenir à une autre planète ! Et pourtant, ce n’est pas si loin. C’était comme cela jusque dans les années 1960. Il a fallu Mai 68 pour démolir ce bon ordre. Gagnés à la cause communiste (Mao, Castro et autres grands démocrates), des intellectuels fourvoyés et malhonnêtes ont voulu imposer leurs vues. Cinquante ans après, on voit le résultat : enseignement en chute libre (les résultats des tests internationaux Pisa sont une honte pour la Wallonie et Bruxelles), culture et traditions en voie d’être oubliées et remplacées par une pseudo-culture mondialiste.

Au passage, soulignons que tous ces intellos « progressistes » et révolutionnaires ont vite oublié la « révolution » et sont devenus les chiens de garde du système établi : journalistes, politiciens ou, comme Daniel Cohn-Bendit, promoteurs de la pédophilie. Vive la liberté…

De faux experts, mais vrais larbins du PS, ont démoli notre enseignement qui était réputé dans le monde entier

Des « experts », dont la seule expertise consistait en l’appartenance au bon parti politique au bon moment, ont estimé que connaître l’orthographe n’était plus nécessaire. Que les mathématiques devenaient « la » mathématique, avec pour conséquence qu’un enfant ne sait plus effectuer une opération simple, comme l’addition ou la soustraction.

Le complot contre l’intelligence est allé très loin. Dès qu’ils se sont occupés de l’éducation, les socialistes se sont acharnés à dévaluer le métier d’enseignant. On se souviendra qu’en 1991, Laurette Onkelinx (toujours elle !) a supprimé 3.000 emplois dans le secteur de l’enseignement. Aujourd’hui, la même Onkelinx nous explique qu’il faut faire face au « boom démographique » et que nous manquons de personnel adéquat.

A Bruxelles, l’échevine PS Faouzia Hariche, qui trempe dans les scandales récents, a démoli en 12 ans l’excellence de l’enseignement local, vieux de plus de 100 ans. Et tout cela au nom de la « transversalité des cultures« .

Pas étonnant que de moins en moins de jeunes visent un emploi dans l’enseignement. La Fédération Wallonie-Bruxelles les assomment de tâches administratives, d’une paperasserie qui ne sert qu’à justifier la présence de fonctionnaires en surnuméraire dans les ministères, où on se soucie de tout, sauf de la qualité de l’enseignement et de l’excellence des profs.

Le manque d’instituteurs est le signe d’une société en pleine décadence.

Le savoir, la connaissance doivent être, en premier, soumis au politiquement correct. Tant pis pour la vérité historique ; au diable, l’esprit critique !

S’inspirant de systèmes ayant fait leurs preuves dans de vraies démocraties (la Finlande, par exemple), le Parti Populaire propose un programme de régénération de l’enseignement et de la profession d’enseignant. Suivez à ce sujet l’entretien de Mischaël Modrikamen, donné ce jeudi 22 février 2018 – on le retrouve sur cette même page.

Le Parti Populaire se trouve aux côtés des enseignants et offre des pistes de réflexion pour redonner à notre enseignement la place qu’il occupait autrefois : la première.

D.K.

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