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Dans un tweet écrit en majuscules (en langage internet, les majuscules servent à CRIER), le Président Trump a sifflé la fin de la récré au dirigeant criminel iranien que les médias s’obstinent à présenter comme modéré. Modérément terroriste sans doute.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

To Iranian President Rouhani: NEVER, EVER THREATEN THE UNITED STATES AGAIN OR YOU WILL SUFFER CONSEQUENCES THE LIKES OF WHICH FEW THROUGHOUT HISTORY HAVE EVER SUFFERED BEFORE. WE ARE NO LONGER A COUNTRY THAT WILL STAND FOR YOUR DEMENTED WORDS OF VIOLENCE & DEATH. BE CAUTIOUS!

 Au président iranien Rouhani : NE MENACEZ PLUS JAMAIS – PLUS JAMAIS – LES ÉTATS-UNIS, OU VOUS SUBIREZ DES CONSÉQUENCES DONT PEU DE GENS ONT SOUFFERT DANS L’HISTOIRE. NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI SOUTIEN VOS PAROLES DÉMENTIELLES DE VIOLENCE ET DE MORT [allusion à Obama qui a fait d’immenses concessions à l’Iran en ignorant ses menaces de mort]. FAITES TRES ATTENTION !

Les médias ne le disent pas, mais l’Iran est à genoux.

Pendant que le gouvernement chante « Mort à Israël » et « Mort à l’Amérique », les Iraniens manifestent en criant : « Oubliez la Palestine, oubliez Gaza, pensez à nous ! »

Les manifestants ont encore rempli les rues d’Iran pendant plusieurs jours fin juin dernier, exigeant que leur gouvernement cesse de financer les terroristes et améliore les conditions de vie en Iran.

L’économie du pays est sur le point de s’effondrer en raison des sanctions rétablies par l’administration Trump, et les entreprises européennes se retirent car entre de juteux marchés avec l’Iran et des marchés gigantesques avec les Etats-Unis, le calcul est très rapidement fait.

Les Iraniens donc, en ont assez. Trump surfe sur leur grogne et les encourage à se révolter. Personne aujourd’hui ne peut dire ce qu’il se passera demain à Téhéran, si la révolution de 1979 va se répéter.

« Deux ans avant la Révolution islamique, j’ai vécu en Iran », a déclaré le professeur David Menashri de l’Université de Tel Aviv au Jerusalem Post. « J’ai vu ce qui tracassait le peuple iranien. Le pays était riche et les gens étaient pauvres. Et ça se répète aujourd’hui. »

En tant que directeur fondateur de l’Alliance Center for Iranian Studies de l’université de Tel Aviv, Menashri est un expert de premier plan sur l’Iran. Il voit une similitude entre les protestations actuelles et la Révolution islamique de 1979. Cette révolution avait remplacé le règne de 2500 ans de monarchie persane par le Grand Ayatollah Ruhollah Ruhollah Khomeini.

  • La révolution précédente a commencé avec des marchands descendant dans les rues pour protester contre les conditions économiques et s’est développée pour inclure des réformes politiques et le renversement du Shah. M. Menashri croit que les mêmes conditions sont maintenant récurrentes.
  • En 1979, « c’était une révolution pour le pain et la liberté, le bien-être et la liberté », a expliqué M. Menashri. « Quarante ans plus tard, il n’y a ni plus de liberté ni plus de liberté en Iran qu’il n’y en avait sous le Shah – qui n’était pas une démocratie.
  • Sous le Shah, « Agir ou parler contre le gouvernement était un crime ; aujourd’hui, c’est un péché ».

Risquant la mort, les manifestants d’aujourd’hui n’hésitent cependant plus à chanter « Mort à Khamenei ».

L’accord nucléaire de 2015 avait levé les sanctions économiques et rempli les coffres du gouvernement iranien des milliards de dollars d’Obama. Les Iraniens s’attendaient à ce que cet afflux d’argent leur profite, et que l’infrastructure en ruine du pays soit réparée. Au lieu de cela, l’Iran a utilisé les largesses d’Obama pour financer le terrorisme mondial et s’installer en Syrie pour lancer des attaques contre Israël.

« L’objectif de l’Iran est de développer une filière d’armement dans l’espoir ultime de détruire Israël dans les 25 prochaines années », selon le quotidien britannique The Telegraph.

Mais cet objectif unique, l’élimination d’Israël, a au contraire accéléré le déclin des conditions de vie à l’intérieur de l’Iran, et Israël détruit méticuleusement chaque nouvelle livraison d’arme, chaque base militaire iranienne en Syrie, en attendant avec sagesse qu’elle soit totalement construite, donc totalement financée, pour la bombarder et assécher les finances des Iraniens.

Avant la décision de Trump de se retirer de cet accord nucléaire pourri,

  • la monnaie iranienne avait plongé à une valeur de 90 000 rial pour 1 dollar,
  • le chômage est toujours à des niveaux élevés,
  • La situation est exacerbée par la mauvaise gestion de la pire sécheresse depuis 50 ans.
  • L’eau est rare, tant pour la boisson que pour l’agriculture.
  • Les agriculteurs n’arrivent plus à produire assez de nourriture.
  • Les commerçants n’ont plus accès aux devises étrangères dont ils ont besoin.

Alors que les observateurs se demandent si le peuple iranien pourrait renverser le gouvernement, Menashri affirme qu’« il est possible que l’un de ces cycles se développe et mène à cela ».

« En fin de compte, cela va arriver. Le terrain est prêt, le déplaisir est profond. Mais pour déclencher un mouvement plus large, il faut que l’intelligentsia et les défavorisés se joignent à un mouvement, comme ce fut le cas pendant la Révolution islamique ».

Depuis 1979, la population de l’Iran est passée de 38 millions à 80 millions d’habitants. « Pour résoudre les problèmes économiques d’un pays de la taille de l’Iran aujourd’hui est beaucoup plus difficile…. cela exige un changement significatif dans les priorités du gouvernement – et de se concentrer à l’intérieur du pays, plutôt que sur les politiques de projection du pouvoir au-delà des frontières « , ajoute Menashri.

Et tout ceci, le Président Trump le sait parfaitement, et avec des détails qui ne peuvent pas faire l’objet de publication, merci aux services de renseignements israéliens.

JEAN-PATRICK GRUMBERG

Source: https://www.dreuz.info/2018/07/23/iran-le-president-trump-met-les-points-sur-les-i-dun-pays-qui-seffondre/

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