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La perception qu’a le peuple de la noble profession d’avocat se traduit en argot par des dizaines d’appellations plus ou moins valorisantes :  bavard, baveux, blanchisseur, lessiveur, robin, enjuponné, avocaillon, débarbot, babillard, débarboteur, pingouin, plaidaillon, teinturier, basochard … Maître Nicolas Tzanetatos  (MR), avocat au Barreau de Charleroi et ci-devant président de l’Intercommunale de Santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) dans la tourmente des affaires (marché publics truqués, doubles jetons de présence, favoritisme, fraude à l’ONSS, corruption, …) mérite cette appréciation populaire.

Le président de l’intercommunale Tzanetatos est bien bien en politique, comme le Dr Lejeune qui, lui est élu PS et bourgmestre de Merbes. Leurs postes sont politiques.

Le « baveux », en poste depuis 2013 à la tête du Conseil d’administration de l’ISPPC (en 2013, début de ses ennuis : 7 mandats dont 6 rémunérés) tente de justifier une gestion pour le moins chaotique et criminelle de l’institution d’intérêt publique qu’il préside depuis 6 ans en renvoyant ECOLO dans les cordes. ECOLO demandait en effet la mise sous tutelle de la Région wallonne de l’ISPPC. Notre « enjuponné » encarté au MR a déclaré :  « Ecolo vient trop tard car nous faisons déjà le travail ».

Rappelons au « babillard » libéral qu’en tant que président d’un Conseil d’Administration et administrateur lui-même, il était et est tenu responsable de tous les actes posés du Conseil d’Administration et du Comité de Gestion sauf délits commis à l’insu de son plein gré.

Les fraudes à l’ONSS (système délictueux en vigueur depuis 12 ans) et les marchés publics hors-la-loi passés par l’ISPPC ne pouvaient être ignorés d’administrateurs consciencieux. Un administrateur a le droit (et le devoir) de contrôler les organes de direction de sa société afin que d’une part la gestion soit effectuée en bon père de famille et surtout, soit respectueuse de la législation.

Des éléments parus dans les medias, des dénonciations lancées et de l’action judiciaire en cours, le « blanchisseur » devrait se faire du souci. En effet, la décharge donnée par une Assemblée Générale à son Conseil d’Administration ne protège pas les administrateurs des conséquences de leurs négligences graves (et l’absence de contrôle des organes de l’ISPPC en est une). Un administrateur dans ce cas devra rendre des compte à la société (pas l’ISPPC, mais la société belge représentée par les instances judiciaires). Notre « pingouin » le sait. La mise sous tutelle de l’ISPPC par la Région est un désaveu cinglant à ces administrateurs politiques surpayés et au Président de l’intercommunale.

Le président du MR, Olivier Chastel, évoquera sans doute qu’il ne « savait pas » pour les irrégularités de l’ISPCC. Sa responsabilité d’administrateur est pourtant engagée

ECOLO ne vient pas trop tard. Le « babillard » n’a pas fait son travail pendant 3 ans et aurait continué de même si un dénonciateur ne s’était pas manifesté. S’il lui restait un peu de sens de l’honneur (mot tabou en politique belge), notre « teinturier » démissionnerait de tous ses mandats pour se consacrer à la relecture du Code des Sociétés. Idem pour la pléthore d’administrateurs qui n’ont pas fait le travail pour lequel ils étaient payés. Le patron du « lessiveur », Olivier Chastel (5 mandats, 3 rémunérés dont celui d’administrateur de l’ISPPC) en tête. Lui, c’est un pharmacien. L’argot est plus tendre pour cette honorable profession qui ne lui réserve que le terme de « potard ».

Note : L' »avocaillon » a omis de déclarer sa profession et sa qualité de co-gérant de la SPRL TZANETATOS & Co – Cabinet d’Avocats. Déclaration obligatoire pour un mandataire public. Un oubli à l’insu de son plein gré ?

P.H.

 

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