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Trop occupés par leurs campagnes électorales, les partis traditionnels n’ont pas un geste, pas une pensée pour le drame de centaines de travailleurs de la chocolaterie Jacques (à Eupen) et chez le fabricant de verres Durobor. Nous voulons ici saluer ces victimes du système politique qui tue les entreprises belges depuis 50 ans.

Qui n’a pas siroté une bière, un soda, une eau minérale dans un verre Durobor ? Après bien des péripéties (l’entreprise a été créée à Soignies, en 1928), Durobor employait encore 146 personnes. Toutes licenciées.

A Eupen, la décision est tombée : la chocolaterie Jacques (fondation : 1896) fermera ses portes, le 17 mai. Bilan social : 67 pertes d’emplois.

Durobor et Jacques appartiennent aux années de gloire industrielle de la Belgique. Celle initiée par le roi Léopold II, hissant notre pays au deuxième rang de puissance économique au monde, après la Grande-Bretagne. Depuis, les partis traditionnels (PS, CDH, MR) squattant le pouvoir ont détruit cette oeuvre, sans jamais reconnaître leurs responsabilités.

Symboles d’une Wallonie dynamique

C’est en 1928 que la Compagnie internationale de gobeleterie inébréchable s’installe à Soignies. Elle modifiera son nom, en 1935, pour devenir Dur-O-Bor, puis Durobor. Un succès acquis par les travailleurs, attachés à l’excellence de leur métier : Durobor exportera sa production dans plus de 80 pays. L’entreprise devint la vedette des « cafés-filtres », lointains ancêtres des capsules actuelles.

Le chocolat Jacques porte le nom de son fondateur, Antoine Jacques, qui ouvrit sa première chocolaterie à Verviers, au numéro 35 de la rue des Fabriques. C’était en 1896. Les ateliers furent transférés à Eupen, dès 1923. L’année 1931 marque l’arrivée du bâton de chocolat, qui concurrença immédiatement le chocolat en tablettes. Oui, une invention belge !

La lourde responsabilité des banques

Voilà donc deux histoire bien belges qui s’éteignent. Nous pouvons être fiers de leurs passés.

Ce n’est ni le cas du gouvernement wallon, embrouillé dans son impuissance et des discours larmoyants, ni celui des banques qui refusèrent une ligne de crédit à Durobor. Vous savez, ces banques qui vinrent mendier l’argent public pour éviter la faillite ; ces banques dont le contribuable continue à payer les malversations et les escroqueries d’avant 2008…

Le Peuple s’associe à la douleur des familles touchées par ces deux disparitions d’entreprises naguère florissantes. Il ne doute pas que le programme économique du Parti Populaire évitera, à l’avenir, ce genre de débâcle. Un programme porteur d’espoirs pour la relance de l’économie et des industries belges, telle que la souhaitent l’ensemble des patrons. Et des travailleurs, de toutes origines, dont le futur se voit assombri par l’impéritie des partis traditionnels. 

A.D.

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