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Il y a 50 ans, le 16 janvier 1968, le jeune étudiant Jan Palach s’immolait sur la place Wenceslas, à Prague. 

Il entendait protester ainsi contre,l’invasion de son pays, la Tchécoslovaquie, par les armées russes et du pacte de de Varsovie, depuis le 21 août 1968.

Cette invasion brutale signait la fin de ce que l’on a appelé « le printemps de Prague« . Il s’agissait d’une tentative d’humanisation et d’aggiornamento du communisme au pouvoir depuis 1948. Son leader s’appelait Alexander Dubček. Le régime qui étouffa le mouvement de libération entretenait des rapports très forts avec le PTB belge.

Jan Palach n’accepta pas la vassalisation de son pays et, dans un geste désespéré, sacrifia sa jeune vie (il avait 20 ans) au nom de l’honneur et de la liberté. Son martyre fut long : il ne mourut de ses blessures que le 19 janvier.

Pays tant de fois sacrifié et trahi par les démocraties occidentales, la Tchèquie rend hommage cette année à ce jeune héros. Il est l’âme de son peuple, au même titre que le prédicateur Jan Hus, dont la confiance fut trahie par l’Eglise catholique qui l’envoya au bûcher – c’était le 6 juillet 1415.

Un film tout récent raconte les six derniers mois de Jan Palach. Son souvenir fut occulté jusqu’à la fin du régime communiste (28 novembre 1989). Notre photo montre, côte à côte, Jan Palach et Viktor Zavadil, l’acteur qui l’incarne dans le film de Robert Sedláček.

Aujourd’hui, une stèle commémorative se trouve au haut de la place Wenceslas, à l’endroit même du sacrifice de cet étudiant entré dans l’Histoire. 

D.K.
 

 

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