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Un grand écrivain, un académicien flamboyant (il avait été élu à l’Académie Française, en 1973), un homme de bon sens. C’est le souvenir que laissera Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Le Fèvre d’Ormesson, qui s’est éteint, ce mardi 5 décembre.

Il aura raté d’un jour la venue de saint Nicolas, lui qui était tellement attaché aux traditions. Mais cette tendresse pour les us et coutumes étaient tournées vers l’avenir. Les traditions forment un socle ferme sur lequel bâtir le monde d’aujourd’hui et de demain.

Dans son abondante bibliographie, Au Plaisir de Dieu (1974) occupe une place de choix, Mon Dernier Rêve sera pour Vous (1982), Je dirai malgré tout que cette Vie fut belle (2016).

Le meilleur hommage à rendre à ce grand monsieur, qui ne se laissait pas duper par toutes les impostures à la mode, est de rappeler quelques-unes des citations glanées dans son œuvre, ses chroniques, ses entretiens.

« C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle »,

« Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise »

« C’est ça qui me fait peur dans le bonheur : l’usure, la lassitude, l’effilochage »

« Il est plus difficile de prouver à quelqu’un sa bêtise que sa misère »

« Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde »

« Depuis le big bang, tout commence à mourir à l’instant même de naître. L’univers n’est qu’un élan vers l’usure et la mort »

« La naissance est le lieu de l’inégalité. L’égalité prend sa revanche avec l’approche de la mort ».

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