Print Friendly, PDF & Email

Les religions et les calendriers sont ainsi faits que le Nouvel An ne tombe pas le même jour pour tous les cultes; 

Pour les Arméniens, cela se passait dans la nuit du 5 au 6 janvier. Pour les orthodoxes, on échangeait les voeux et les cadeaux, ce dimanche 6 janvier, veille de Noël orthodoxe.

Selon le calendrier orthodoxe :


La naissance de Jesus-Christ est célébrée par les Églises d’Orient dès le 4e siècle, le 6 janvier. La fête de Noël orthodoxe célébrait en même temps la naissance et le baptême du Christ.

Aujourd’hui, une partie des Églises orthodoxes ont adopté le calendrier grégorien et fêtent Noël le 25 décembre, tandis que d’autres (russe, copte, éthiopienne, serbe, arménienne) ont conservé le calendrier julien, et célèbrent ainsi Noël le 7 janvier.

Durant la préparation du Noël orthodoxe, une période jeûne est suivie par les pratiquants, en particulier la veille de Noël. En effet, le Carême de la Fête de la Nativité commence 40 jours avant Noël. La crèche n’est pas pratiquée par les orthodoxes, la Nativité du Seigneur est représentée par des icônes.

Certaines traditions perdurent, notamment en Russie où l’on pratique encore quelques coutumes, par exemple :

  • mettre une bougie allumée à la fenêtre le soir de Noël pour indiquer à Jésus qu’il est attendu dans sa maison ;
  • la divination de Noël, qui permet de connaitre son avenir grâce aux dons possédés par certaines personnes ;
  • on jette le blé de Noël aux poules dans les campagnes afin d’avoir une année plus fertile ;
  • les jeunes filles peuvent mettre une bague de fiançailles dans un verre d’eau et ainsi voir le visage de son futur fiancé.

Pour les Arméniens, l’explication de la date est très proche de celle des orthodoxes : 


L’Eglise arménienne apostolique (Divinités de Jésus Christ et du Saint Esprit, Union de la Divinité à l’Humanité en Christ), célèbre à la fois la naissance et le baptême de Jésus Christ, le même jour, le 6 janvier : c’est Noël et l’Épiphanie. Au commencement et jusqu’au IVème siècle, toutes les églises chrétiennes fêtaient à la fois Noël et le baptême du Christ le 6 janvier, comme décrit dans l’Évangile selon Saint Luc : « À cette époque, il entrait dans sa trentième année. » Cette date marquait aussi la venue des rois mages.

Plus tard la date du 25 décembre fut décidée pour célébrer Noël. Fête païenne du Soleil à Rome, à l’origine, l’Église catholique décida de l’abolir : la naissance de Jésus Christ fut fixée au 25 décembre et son baptême au 6 janvier. Les patriarches chrétiens donnèrent à ce culte du dieu soleil une connotation chrétienne : Jésus, Lumière du monde.

L’Église arménienne est demeurée fidèle à la tradition du Christianisme, absente du concile de Chalcédoine (451) qui adopta à l’unanimité le 25 décembre pour fêter la naissance de Jésus (Églises chrétiennes de Rome en 336, Constantinople en 379, Antioche en 386). Une cérémonie spéciale de bénédiction de l’eau a lieu chaque année à la messe de Noël, la croix est immergée dans cette eau bénie, puis retirée, symbolisant le baptême de Jésus Christ.

Source : blog Culture et communication

La rédaction du Peuple se joint à la joie de ses lecteurs orthodoxes et arméniens, auxquels elle souhaite une année nimbée de paix ! 

D.K.

Commentaires