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Fin 2007, la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen était froidement abattue par un certain Nourreddine Cheikhni, lors d’un cambriolage à Lot (périphérie de Bruxelles). L’assassin a écopé de 30 ans de prison. Dix ans après, les juges du Tribunal de l’application des peines a jugé bon de le libérer – il aura accompli un tiers de sa peine ! « Nous savons désormais quelle est la valeur de la vie d’un policier, selon le tribunal de l’application des peines« , a déclaré le syndicat ACV Politie, dans un communiqué rendu public.

Certes, il ne s’agit pas d’une libération totale. Il y a des conditions. L’une d’elles contraint l’assassin à porter un bracelet électronique… qui n’a jamais empêché un lauréat chevronné de commettre de nouveaux crimes.

On comprendra que les parents de la malheureuse jeune femme prennent cette remise en liberté comme une gifle (voir ici).

La décision des juges du Tribunal de l’application des peines montre leur totale méconnaissance des réalités du monde criminel, tel qu’il a évolué depuis un certain remplacement de populations.

D’origine nord-africaine, Cheikhni est familier d’une justice impitoyable. Ne parlons pas de la charia (qui lui aurait valu la peine de mort), mais simplement de la justice civile au Maroc. Une peine y est une peine et elle doit être purgée jusqu’au dernier jour. L’emprisonnement n’est pas un séjour à l’hôtel : les geôles dans le royaume de Mohamed VI rappellent celles de Turquie, telles qu’on a pu les voir dans le film Midnight Express.

Nous n’inventons rien : ce sont les bien-pensants eux-mêmes qui le disent. Ne réclament-ils pas la libération « sans condition » d’Ali Aarrass, terroriste condamné à 12 ans de prison au Maroc et « soumis à des tortures », selon la presse subsidiée (voir ici) ?

Une réduction de peine des deux-tiers est interprétée comme une faiblesse, voire une complicité de la justice avec les malfaiteurs. Le sentiment d’impunité s’en trouve grandi… au détriment de la sécurité des citoyens honnêtes.

Il devient urgent que la Justice impose des peines incompressibles, comme le réclame le PARTI POPULAIRE depuis sa création, il y aura bientôt 10 ans.  

Le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS) a eu les mots justes, par la voix de son président national, Carlo Médo : « Quel coup de massue pour la famille. Quel coup de massue pour la police », a souligné le syndicat policier. (…) Kitty symbolise l’engagement de notre police à protéger les citoyens et notre société. Est-ce la gratitude que nos hommes en uniforme obtiennent ?« .

Le PARTI POPULAIRE assure la famille de Kitty de son total soutien ; il partage leur douleur et leur indignation. Quant aux policiers et policières, ils savent déjà que nous sommes à leurs côtés. 

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