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Polémique à Gesves, dans la province de Luxembourg. Ce jeudi 21 septembre, s’ouvrira la chasse aux daims. « Chasse » est un grand mot. Il vaudrait mieux dire « tuerie ». Car la vingtaine de daims qui seront tirés proviennent d’un élevage. Nous sommes très loin des vraies expéditions de chasse du vrai saint Hubert…

Ce que n’apprécie pas la population, aux alentours de l’élevage de Haut-Bois, c’est qu’au printemps dernier, les daims se sont échappés et égayés dans la nature. Attirés par ces (presque) Bambi, les enfants les ont pris en amitié. Et les jeunes daims ne sont pas restés insensibles : ils viennent manger dans la main de leurs amis humains !

Un autre ami, c’est le vétérinaire Xavier Ramboux, qui a pu sauver quelques, désormais à l’abri dans un parc animalier.

Et, cependant, les hommes politiques, le bourgmestre, les ministres (Collin/MR, Di Antonio/CDH) et les élus provinciaux ne veulent rien entendre. La boucherie aura lieu, sans tenir compte des sentiments des enfants et des gens de cœur.

Un inspecteur du Département Nature et Forêt a conclu, avec une diligence extraordinaire pour cette administration d’ordinaire assez endormie, que les daims étaient -devenus sauvages. Encore un peu et il nous annonçait que les daims s’étaient mués en King Kong menaçant l’Elysette à Namur !

Au-delà de cette situation particulière, c’est toute la problématique de la chasse qui se pose. Combien de vrais chasseurs reste-t-il ? Aujourd’hui, la chasse est devenue un passe-temps pour riches oisifs et mondains plus soucieux de leur tenue chic que du bien-être animal et des équilibres naturels.

Ne désirant pas trancher dans cette malheureuse affaire jusqu’à plus ample informé, Mischaël Modrikamen, président du Parti Populaire, a voulu adresser toute sa sympathie aux Gesvois désormais privés d’un contact avec la nature, qui développe de bons sentiments : amitié, souci de l’autre, compassion.

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