Print Friendly, PDF & Email

Quand une ministre belge se croit obligée d’entamer une sarabande orientale sur une place publique, en plein Bruxelles, on se trouve à l’opposé des Turcs ou autres qui sont chez nous animés du désir de connaître leur société d’accueil, étudier des moeurs nouvelles pour eux, apprendre nos langues ou participer à nos fêtes et cérémonies.

L’agitation de la femme, déguisée en plus, a certainement fait sourire les immigrés locaux, un peu comme la foule de Chinois derrière les Dupont-Dupond déguisés en mandarins dans le célèbre « Lotus bleu » de Hergé. Il y a des Chinois en Europe et justement, ils ne se déguisent pas en paysan breton…

Par petites touches, le politiquement correct nous apprend à dénigrer nos valeurs, notre civilisation. Un film sur l’antiesclavagisme…Vous croyez que l’on va montrer nos braves militaires en Afrique en train de lutter contre les razzias des Arabes pour capturer des Noirs ? L’esclavagisme a bien été combattu par l’Occident (qui en a profité aussi) et l’a finalement supprimé par des lois et des guerres, alors qu’il est encore largement répandu et usité en Asie et en Afrique, mais non, il nous sera donné de voir de méchants Blancs martyriser les pauvres Noirs dans le « Deep South » américain!

Ces malversations historiques, cette orientation anti-blanche, anti-occidentale, est née avec le développement des communications et la réduction des distances. Il y a cent ans, il fallait un mois de navigation pour aller en Indochine.

Ajoutons à cela le terrorisme intercontinental et l’arrivée massive d’immigrés qui nous amènent à ce que certains appellent le « village mondial ». (« Le Monde est un village » selon l’émission de la RTB).

« POUR AVOIR EN FACE DE SOI UN AUTRE QUE SOI, IL FAUT AVOIR UN SOI »

Tout cela est bien beau, « nous sommes tous dans le même bateau », et cette idée mondialiste pourrait être relativement valable si le but sous-jacent n’était pas de détruire notre société grâce à nos valeurs d’ouverture, de tolérance, de respect de l’autre.

Que dit Paul Ricoeur (philosophe français dans la perspective morale d’un humanisme chrétien au XXème siècle) ? « La découverte de la pluralité des cultures n’est jamais un exercice inoffensif; le détachement désabusé à l’égard de notre propre passé, voire le ressentiment contre nous-mêmes révèlent assez bien la nature du danger qui nous menace. Au moment où nous découvrons qu’il y a des cultures et non pas une culture, au moment par conséquent où nous faisons l’aveu de la fin d’une sorte de monopole culturel, nous sommes menacés de destruction par notre propre découverte; il devient soudain possible que nous soyons nous-mêmes un autre parmi les autres.

A la différence d’un outillage qui se conserve, une tradition culturelle ne reste vivante que si elle se recrée sans cesse.

Alors se pose la question de confiance : qu’arrivera-t-il à mes valeurs quand je comprends celles des autres peuples ? La compréhension est une aventure redoutable où tous les héritages culturels risquent de sombrer dans un syncrétisme vague.

Seule une culture vivante, à la fois fidèle à ses origines et en état de créativité sur le plan de l’art, de la littérature, de la philosophie, de la spiritualité, est capable de supporter la rencontre des autres cultures, non seulement de la supporter, mais de donner un sens à cette rencontre ».

R.B. d’après Paul Ricoeur in « Histoire et vérité »

Paul Ricoeur est né en 1913 à Valence.
Protestant, enseignant, il est porté par le dialogue des cultures.

Commentaires