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Finis, les « vous n’aurez pas ma haine », les « pas d’amalgame », les fleurs, les mots attendris, les peluches et les bougies amoncelées devant les bâtiments publics – sans que le monde politique n’ose désigner les vrais coupables. La haine, on sait bien de quel côté elle se nourrit. La haine n’est pas de notre camp : la simple justice, c’est tout ce que les citoyens paisibles réclament. Une maman crucifiée nous le rappelle.

Les faits remontent au dimanche matin, 1er août, à Meylan, près de Grenoble. Une bande d’amis quitte la boîte de nuit Le Phoenix. Il est aux environs de 5h30 du matin. Arrivé sur le parking, un des jeunes, Thibault,  est attaqué par trois racailles aux visées clairement racistes. Au cours de la soirée, ils avaient importuné et insulté (« pute blanche ») Patricia, une des jeunes filles venues célébrer l’anniversaire d’Adrien.

Adrien, ce n’était pas n’importe qui : il avait décroché une licence à l’université Joseph-Fourier de Grenoble. Depuis deux ans, il travaillait pour Clauger, une société lyonnaise spécialisée dans le froid industriel et le traitement d’air.

Prétextant des soucis d’ordre « déontologique », la justice française a voulu cacher l’identité des assassins. Sous la pression populaire, il a bien fallu lâcher les noms : Younes El Habib (20 ans) et Yanis El Habib (19 ans), deux frères dont les voisins nous diront sans doute que ce sont des « jeunes gens très gentils, polis  et pas violents du tout »…

Contrairement à ce que laissait sous-entendre les médias bien-pensants, il ne s’agissait pas d’une « petite altercation ». C’était une véritable agression : le jeune Thibault a été blessé à la tête et au moment où nous écrivons ces lignes, il est toujours à l’hôpital dans un état grave, les poumons perforés.

Avisant le crime en train de se commettre, le jeune Adrien Perez (26 ans), qui venait de fêter son anniversaire au Phoenix, s’interpose. Une des racailles (Younès)  lui assène un coup de couteau en plein coeur. Adrien mourra peu de temps après. (voir, entre autres, https://www.sudouest.fr/2018/08/03/notre-fils-est-mort-en-heros-adrien-26-ans-tue-en-voulant-sauver-son-ami-a-grenoble-5283601-7.php).

Les obsèques d’Adrien ont eu lieu vendredi 6 août, à Grenoble. Auparavant, le mercredi 4 août, une marche blanche avait été organisée et les bien-pensants estimaient que l’on pouvait en rester là.

LE CRI D’UNE MAMAN S’ADRESSANT A LA CASTE POLITCIENNE : « SAUVEZ NOS ENFANTS ! »

Mais les parents d’Adrien, Patricia et Bruno, fous de douleur et de colère, ont jeté un pavé dans la mare des bien pensants. A France Inter, Bruno Perez, le père d’Adrien, criait sa colère : « Plusieurs jeunes ont été tués ces dernières années dans l’agglomération grenobloise. Il y a des marches blanches, et puis ça recommence. […] On a l’impression que l’État ne fait rien. C’est une violence sans fin.» (cité dansPlusieurs jeunes ont été tués ces dernières années dans l’agglomération grenobloise. Il y a des marches blanches, et puis ça recommence. […] On a l’impression que l’État ne fait rien. C’est une violence sans fin» (https://www.leparisien.fr/faits-divers/le-dechirant-cri-d-alarme-des-parents-d-adrien-poignarde-a-mort-02-08-2018-7841589.php#xtor=AD-1481423553).

Sur France Bleu, le réseau de radios locales, ils ont crié la vérité. Voici la transcription des propos de Patricia Perez, la maman d’Adrien :

« J’ai retrouvé un questionnaire de Proust auquel il avait répondu. A la question, quel est votre rêve de bonheur ? Adrien avait répondu : ‘Une femme, deux ou trois gosses, un chien et une belle maison au soleil’. Vous voyez ça ? C’était le souhait de ma vie. Avoir des petits-enfants, m’en occuper, profiter de la vie avec eux. Ils nous ont enlevé tout ça ! Ils ont brisé une famille entière, des amis ! C’est impardonnable! »

« Chaque fois qu’il quittait la maison, je lui disais de faire attention. Il me disait : ‘T’inquiètes, Maman. Que veux tu qu’il m’arrive ?’ Je ne leur pardonnerai jamais, jamais ! Hier c’était les autres, aujourd’hui c’est nous. Et demain, qui ? Y ‘en a marre, je crie ma révolte. J’en appelle à tous les politiques, de tous bords. Faites quelque chose ! Mais regardez, notre pays sombre dans la violence. Il faut arrêter ça ! Sauvez nos enfants»

Au quotidien Le Parisien, Bruno Perez a ajouté : « Cela fait partie de son éducation. On ne peut pas rester brinquebalant devant l’agresseur de quelqu’un. Que ce soit son meilleur ami ou un passant. Ce n’est pas possible. Ce serait inhumain de ne pas porter secours. Et mon petit n’était pas comme ça. » 

Ils étaient trois à s’attaquer lâchement à une seule personne, le jeune Thibault. Deux frères et un complice. Les politiciens, les médias, les associations « humanitaires » tentent de minimiser cette violence endémique, qu’ils contribuent à banaliser.

Adrien n’est malheureusement pas la seule victime de la racaille. Il faut se souvenir des Dorian, Kylian et de Marin, ce dernier handicapé à vie depuis  le 11 novembre 2016, massacré rn gare de Lyon par des racailles parce qu’il voulait s’interposer entre eux et un couple agressé (https://www.la-croix.com/France/Marin-letudiant-passe-tabac-Lyon-limpressionnant-recit-dune-reconstruction-2018-05-01-1200935785).

On n’a ni vu, ni entendu le président Macron à propos du crime d’Adrien Perez. Les présidents français préfèrent se précipiter, comme François Hollande, au chevet d’imposteurs africains, tels le célèbre Théo, qui se disait avoir été sodomisé par une matraque de police, un pur fantasme. On devait découvrir par la suite que sa famille fraudait abondamment les aides sociales…

Marron n’avait pas fait beaucoup mieux en recevant à l’Elysée pour le décorer, un imposteur qui, en une habile mise en scène, passait pour le sauveteur d’un enfant prétendument tombé d’un balcon.

La révolte et les propos des parents d’Adrien Perez signent la fin de l’ère des mensonges. Il est urgent de désigner les vrais coupables, cesser d’incriminer la société, les banlieues, la misère, l’incompréhension, le racisme, etc. Le racisme existe bien, mais il n’est pas chez ceux que les bien pensants montrent du doigt en feignant d’ignorer les vrais racistes. Les racailles, qui ne respectent ni nos lois, ni nos cultures, ni nos personnes, n’ont plus rien à faire chez nous. Il faut les expulser, ainsi que leurs familles.  

Nos citoyens d’abord ! 

A.D.

 

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