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Qu’attendent les entreprises de pompes funèbres pour accorder leur Prix de l’Enterrement Idéal aux commissions d’enquête parlementaires ? Cela fait quelques semaines que Le Peuple annonce un enterrement de première classe pour les commissions Kazakhgate, Publifin, Samusocial, Cuisines bruxelloises et apparentées ? On en a eu encore la démonstration, ce vendredi 22 septembre.

Comparaissaient deux cadors du socialisme bruxellois, Charles Picqué et Laurette Onkelinx. En cause, leurs rôles éventuels dans l’affaire du Samusocial.

Ministre-président de la Région bruxelloise, du 19 juillet 2004 au 7 mai 2013, Charles Picqué n’était au courant de rien. Jetons de présence indus ? Pas entendu parler. Surveillance des pratiques à la tête du Samusocial ? De quoi parle-t-on ?

Laurette ne voulait rien savoir… Sacrée Laurette !

Même scénario avec Laurette Onkelinx. Dès les premières révélations sur le Samusocial, elle soutint et prit la défense de Yvan Mayeur, traitant ses accusateurs de « populistes ». Mais elle n’était au courant de rien. Et avec son mari, Marc Uyttendaele, avocat des profiteurs du Samusocial ? « Je ne voulais pas savoir », a-t-elle soutenu, sans qu’apparaisse la moindre larme au coin de l’oeil. Des quoi parlaient-ils alors ? Du trou dans le toit de leur château à Lasne ? Et Picqué, de quoi parlait-il avec Mayeur que, par ailleurs, il disait détester ? De la composition du menu lors de leurs rencontres à l’Écailler du Palais Royal ? À moins qu’ils aient envisagé de faire servir le Turbot sauvage rôti sur l’arête (85 euros par personne) aux sans abris aidés par le Samusocial ?

Au total, ne pourrait-on pas évaluer le travail de ces élus, comme on le fait dans n’importe quelle entreprise commerciale ? Évidemment personne ne croit aux « je ne sais pas » de ces responsables socialistes. Mais faisons semblant : il faudra conclure qu’ils n’ont jamais fait le boulot pour lequel ils ont été élus.

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