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Cela se passait, ce samedi 9 septembre sur le site du Jost Group, à Bierset. Cette entreprise de transport routier, d’origine luxembourgeoise, a investi près de 20 millions d’euros pour son développement dans la province de Liège. Les agités de la FGTB (Liège-Huy-Waremme) n’aiment pas ça.

Ce 9 septembre était donc un Jobs Day pour le Jost Group. But : engager de jeunes chauffeurs de poids lourds et leur assurer une formation complète. Tout se déroulait normalement quand déboula une délégation de la FGTB pour une « action symbolique ». En langue française, cela s’appelle du sabotage.

Comme par hasard, la presse subsidiée était sur place, non pas pour célébrer l’initiative du Jost Group, mais pour monter en épingle le désordre semé par les trublions de la FGTB.

On peut comprendre que les syndicalistes n’aiment pas les créations massives d’emploi. Le chômage, c’est le fonds de commerce des syndicats. Plus il y a de chômeurs, mieux se portent les camarades en rouge (FGTB) et en vert (CSC). En Belgique, les syndicats reconnus profitent d’un statut particulier : ils sont chargés de gérer les allocations de chômage, ne connaissent pas les inspections fiscales, ne doivent pas rendre de comptes, n’ont pas de personnalité juridique. Si une île lointaine est un paradis fiscal, la Belgique est un paradis syndical !

Cette situation se trouve en contradiction formelle avec les règles d’une saine démocratie. Elle a été établie dans les années d’après-guerre, lorsque les partis traditionnels craignaient les agitations sociales comme la peste. Ils ont acheté la complicité des syndicats en édictant des règles absurdes. Par la même occasion, les syndicats ont forcé les partis à cadenasser la situation : pas question de créer de nouveaux syndicats (ou alors, à des conditions décourageantes pour les initiatives citoyennes), au cas où les travailleurs syndiqués ne se retrouvaient plus dans l’acoquinement PS-FGTB, par exemple.

L’intervention intempestive au cours de ce Jobs Day est parfaitement scandaleuse. Elle démontre combien les syndicats ne sont pas réellement les défenseurs des travailleurs. Ils les veulent soumis et non proactifs.

Il se crée des emplois en Wallonie, mais ce n’est pas grâce aux syndicats. Cela dit, bravo au Jost Group !

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