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Grosse émotion en Grande-Bretagne: les journaux sont remplis d’une problématique très grave : faut-il ou non indiquer les vêtements des enfants qui sont pour filles d’une part et pour garçons de l’autre ? Ou bien cette « discrimination » est-elle insupportable dans notre monde moderne.

Les supermarchés ADA et TESCO ont eu quelques problèmes avec des mamans clamant qu’il n’est pas normal que les garçons se voient proposer des T-shirts « Héros », « Aventurier du désert » ou « Savant de demain » (Future Scientist), alors que les filles se voyaient proposer « Hey ! » ou « Je me sens merveilleuse » (I feel fabulous) ou tout simplement « Beautiful ».

Il parait que c’est un stéréotype.

C’est vrai que présenté comme ça… On comprend que les filles veuillent aussi peut-être, être des aventurières, et ne pas se contenter d’être « jolies ». En rose bien sûr.

Mais au lieu d’adapter les gammes, il a fallu que le « politiquement correct » triomphe grâce à une bombe atomique… Du moins dans la grande chaîne de magasins John Lewis : plus d’étiquette « garçons » ou « filles », plus aucune indication de genre. Il est marqué « Garçons et filles » sur tous les articles : pantalons ou jupes…

John Lewis annonce fièrement que la chaîne a même supprimé les différences pour l’habillement des bébés. Grande victoire ! La responsable « Enfants » de la chaîne, Caroline Bettis, annonce la neutralité totale en matière de genres. « Il faut éviter tout stéréotype. Nous devons être inclusifs » ajoute-t-elle.

Sur les réseaux sociaux, c’est la bagarre. Les partisans de ces horribles différentiations d’une autre époque entre hommes et femmes, entre garçons et filles écrivent des messages comme : « C’est la marche de la brigade féministe, mais je me demande combien de parents iront chez John Lewis  chercher une belle robe pour leur garçon de 6 ans ! » Pire, d’autres internautes proposent un boycott de la chaîne de supermarchés sous le vocable « Quelle connerie ! » (What a load of crap !)

Pour ces attardés, les hommes et les femmes sont biologiquement différents, malgré les rumeurs affirmant le contraire… « Si vous devez rhabiller votre fils », demande le député conservateur Andrew Bridgen, « pourquoi iriez-vous perdre votre temps dans le rayon des robes et jupes ? »

Le présentateur de TV bien connu Piers Morgan se demande si le Royaume-Uni est devenu fou !

Conchita Wurst, vainqueur(euse) de l’Eurovision 2014: le classement X sur son passeport serait une grande victoire…

Ce genre de débats apparaît un peu partout dans les sociétés anglo-saxonnes « avancées », en même temps que la volonté de rendre la société « gender-fluid » (sans genres). En Australie, des écoles secondaires ont introduit des uniformes unisexe. A l’université Harvard, de Boston, les pronoms sans genre sont autorisés pour l’inscription (ze au lieu de he ou she). Au Canada, mais aussi à Malte, au Danemark et en Nouvelle-Zélande, plus de sexe, plus de genre sur les passeports. Vous pouvez indiquer X.

Une journaliste qui défend la chaîne John Lewis, Dinah Spritzer déclare « mon fils de 5 ans est un petit fonceur, il aime le sport et les camions, mais il aime aussi les vêtements roses et se mettre du vernis à ongles. C’est une preuve d’ignorance, voire d’obscénité que de croire que vous allez pour autant le féminiser ou en faire une grande folle ».

C’est ça le progrès… On laisse le lecteur se faire sa propre opinion…  

C.T.

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