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Les cours de philosophie et de citoyenneté débarquent dans l’enseignement secondaire. Cette mesure stupide, prise par Joëlle Milquet, alors ministre (CDH) de l’Enseignement, avait pour but de justifier les cours de religion islamique, contestés en raison du flou entourant la désignation des professeurs concernés.

Les profs de morale doivent suivre une formation, qui sera dispensée le mercredi après-midi et le soir. Ils et elles sont aussi chargés de former des stagiaires. Remarque d’une prof : « Je ne vois pas pourquoi je devrais former des stagiaires, alors qu’officiellement, on considère que je ne suis pas apte à donner des cours de philosophie, pour lesquels je dois suivre une formation ! ».

La colère gronde, et il est déjà question d’un mouvement de grève.

Cette mauvaise plaisanterie vient s’ajouter à un mépris pour les enseignants, affiché par les ministres socialistes, depuis Laurette Onkelinx, dans les années 1990 jusqu’à Jean-Claude Marcourt, jusque récemment. Car il n’y a pas que les cours de philosophie.

Une enseignante d’athénée ne veut plus se taire : « Je suis professeur dans le secondaire et je m’insurge contre toutes les mesures prises pour diplômer n’importe qui, à n’importe quel niveau, pour éviter le redoublement et mentir aux jeunes quant à leurs réelles capacités à intégrer, in fine, l’enseignement supérieur et universitaire. L’examen d’entrée en polytechnique existe depuis… et n’a jamais fait l’objet de levée de boucliers ! Puisqu’on doit délivrer des diplômes sans tenir compte de l’acquisition des fondamentaux, il est urgent d’instaurer un examen d’entrée pour toutes les études supérieures et, avant tout,un examen d’orthographe ! Qu’on arrête de faire croire aux trottinettes qu’elles sont des Formules 1 ! » (publié sur Facebook).

Dans son Manifeste, le Parti Populaire n’y va pas par quatre chemins : « Oui, nous rétablirons l’école de l’effort ». En phase avec les enseignants !

JPL

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