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Mischaël Modrikamen a réagi immédiatement aux crachats de Béatrice Delvaux, « éditorialiste en chef » du Soir, contre le Parti Populaire. Voici quelques vérités qui dérangent beaucoup la presse subsidiée, qui ne subsiste pas par ses ventes, mais grâce aux subsides (l’argent du contribuable) libéralement accordés par les partis politiques afin de s’offrir une presse aux ordres et très politiquement correcte.

Voici les chiffres de diffusion authentifiés par le CIM (Centre d’Information sur les Médias). Les enquêtes du CIM sont reconnues comme étant « la » référence concernant les ventes réelles des journaux et magazines en Belgique.

A tout saigneur, tout déshonneur, les chiffres du Soir risquent de vous étonner.

Fin 2014, Le Soir vendait encore 53.358 exemplaires quotidiens. Au troisième trimestre 2016, le quotidien « de référence » était passé sous la barre des 50.000 exemplaires : 49.270 ! Et cela n’a fait que s’accentuer dans les mois qui ont suivi, mais les chiffres officiels n’étant pas disponibles, nous nous garderons de diffuser de fausses informations, comme le font les journalistes du Soir, lorsqu’ils parlent du Parti Populaire.

Su côté de La Libre (ex-Belgique), le constat est tout aussi consternant : de 2014 à 2016, les ventes se sont affaissées de 31.932 à 30.166 exemplaires. Ce qui signifie qu’elles doivent se situer à présent sous les 30.000 exemplaires. On se demande comment les patrons du journal parviennent encore à payer le papier et l’encre !

Toutes éditions confondues, L’Avenir (du socialisme, puisque le titre appartient désormais à Stéphane Moreau – oui, le même que chez Nethys, Voo, Publifin, etc !) rame, puisqu’il passe, en un an, de 77.559 à 74.954 exemplaires vendus. C’est particulièrement dramatique pour un quotidien qui vise la proximité…

Côté magazines, c’est tout aussi peu glorieux : Le Vif en est à 55.472 exemplaires, venant de 60.170, en 2015, et Moustique (autre propriété de Stéphane Moreau) est passé de 59.204 à 55.202 exemplaires pour la même période.

Pourquoi le CIM étudie-t-il les chiffres de vente des quotidiens et magazines ? Cela intéresse les annonceurs qui veulent savoir où placer leurs publicités pour qu’elles atteignent le maximum de leur efficacité.

Il s’agit de la presse généraliste. Une firme de produits de luxe peut estimer qu’il est important de faire paraître ses annonces dans des magazines à faible tirage, mais qui visent un public très spécifique : les amateurs de montres, de vêtements chics, d’accessoires très tendance, de voitures haut de gamme, etc. Il ne s’agit donc pas de la presse quotidienne et de titres comme Le Soir et La Libre, qui s’adressent à un public généraliste, c’est-à-dire le plus large possible – ce qui n’est plus le cas de ces deux titres !

Tentant pathétiquement de sauver la face, Le Soir et La Libre font état de la hausse des chiffres de leurs offres digitales. Faute de grives… Le Soir en est à 8.350 abonnés, La Libre, à 3.281. Comme on le voit, ce sont des chiffres ridicules. Avec un abonnement numérique mensuel à 13 euros, Le Soir récolte 108.550 euros (La Libre : 57.417,5, avec un abonnement à 17,5 euros), une misère pour une entreprise qui devrait être bien gérée.

A force de se soumettre au monde politique traditionnel, la presse écrite perd des plumes. Et ses plumes, celles des grands éditorialistes d’autrefois, qui refusaient farouchement toue compromission et toute soumission à quelques pouvoir que ce soit.

C’est bien pourquoi le monde politique les craignait et les respectait. Qui craint et respecte Béatrice Delvaux ?

D.K.

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