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Il y a les bons et les mauvais murs. Le mur de Donald Trump ? Mauvais. Le mur entre Israël et les agresseurs arabes ? Mauvais. Le mur de 634 kilomètres (10 fois la longueur de la côte belge) entre la Turquie et la Syrie ? Très bon !

Il paraît que cette construction devrait servir à décourager les « terroristes syriens » à franchir la frontière. En réalité, il repoussera les terroristes vers d’autres lieux, d’où ils gagneront l’Europe, sans être inquiétés par la Turquie.

Là où ça risque d’énerver les citoyens européens (pas les élites), c’est quand ils apprendront que ce mur (pas « de la honte », pour une fois) a été financé par les 6 milliards alloués à la Turquie par l’Union Européenne. Autrement dit, avec notre argent.

Il n’est pas certain que ce soit la manière la plus efficace d’utiliser cette rançon obtenue par le dictateur Erdogan.

On s’étonnera que toutes les officines des bons sentiments ne se soient pas scandalisées, suite à la construction de ce mur. La Ligue des droits de l’homme n’a pas été signalée dans les parages de l’ambassade turque, à Bruxelles (ni ailleurs dans le monde, du teste). Et Amnesty, ils regardent les matches de la Coupe du Monde ? Même Ecolo reste muet et préfère protester contre la présence d’armes américaines à Kleine Brogel. Et DéFI « ne sait de rien ».

C’était pourtant tellement simple que les Grandes Consciences retrouvent leur mordant : il suffisait de faire parrainer le mur turc par Theo Francken.

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