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Le Roi Léopold II fut un héros de l’Histoire belge. Sous l’influence des gauchistes, il en est devenu la honte.Dans leur manie de destruction de l’identité belge, les gauchos, aidés par une presse vendue à leurs idées, veut nous faire croire que la colonisation du Congo fut un enfer sur terre et que les Belges en étaient les gardes-chiourme. Un livre, Léopold II, Potentat congolais (Editions Racine), remet les pendules à l’heure. De manière magistrale.

L’auteur, Pierre-Luc Plasman, a réalisé un véritable tour de force, rassemblant les textes, témoignages, rapports, souvenirs et chiffres à propos de la colonisation, et plus particulièrement les années de l’Etat Indépendant du Congo (EIC), qui précédèrent la gestion du Congo par la Belgique, à partir de 1908.

Cette période a été la victime de toutes les propagandes – et M. Plasman fait un sort à chacune d’elles. Les affabulations concernant un « génocide » sont démontées, chiffres et preuves à l’appui. Le livre montre combien la manipulation des chiffres pouvait se montrer aussi efficaces que les actuelles fake news !

Il en va ainsi pour les chiffres de la population du Congo, à l’arrivée des Belges. Certains menteurs – comment les appeler autrement ?

Selon Stanley, la population du Congo était estimée entre 24 et 42 millions d’âmes. Mais l’explorateur n’était pas très calé en arithmétique, et ses chiffres sont le produit d’une erreur de règle de trois ! Nonobstant, les ennemis de Léopold II retiendront le chiffre de 42 millions, ce qui permet d’insinuer que le Roi aurait sur la conscience entre 12 et 15 millions de morts.

Mais ce « génocide » n’a jamais existé. Aux alentours de 1885, la population du Congo totalisait à peine quelque 15 millions d’individus. A supposer qu’un prétendu « génocide » ait fait 12 millions de morts, il resterait 3 millions de Congolais. Impossible de lancer une économie performante sur un territoire 80 fois plus grand que la Belgique !

Les causes de la dépopulation du Congo se trouvent dans le commerce esclavagiste, organisé par les Arabes et les chefs coutumiers locaux, les famines, les maladies subséquentes, mais aussi les maladies vénériennes qui provoquèrent une baisse dramatique de la natalité. En 1930, les Congolais n’étaient plus que 10 millions, en raison d’une dénatalité due, non pas aux colonisateurs, mais aux conséquences des guerres, razzias, affaiblissements physiques et moraux.

M. Plasma n’écarte pas la question des violences pratiquées par les premiers colons. Tout semblait permis, pourvu que soit sauvé le chiffre d’affaire, notamment des revendeurs de caoutchouc. Le seul reproche que l’on peut adresser à M. Plasman, c’est de ne pas avoir insisté sur le fait que la situation des ouvriers, en Belgique, n’était pas des plus roses, en 1885. La violence dans les rapports sociaux était omniprésente, l’exploitation éhontée des forces du travail (y compris celles des femmes et des enfants) restera comme une tache sanglante sur les premières années du 20ème siècle.

Le livre déjoue aussi les manipulations de l’opinion de l’époque. Léopold II dépêché plusieurs commissions d’enquête, à la suite des dénonciations, notamment du journaliste anglais Edmund Morel, responsable de nombreuses fables sur l’EIC. L’affaire des « mains coupées » se base sur des témoignages plus que douteux, mais furent relayées par des auteurs tels que Arthur Conan Doyle (créateur de Sherlock Holmes) et Mark Twain (mieux inspiré quand il écrivait Tom Sawyer et Huckleberry Finn). Il faut savoir qu’au tournant du siècle, tartiner sur les « atrocités de Léopold II » assurait des tirages et des ventes de livres confortables. Pour autant, cela ne servait pas la vérité…

Et à ce propos, M. Plasman ne manque pas de s’attarder sur la personnalité de Léopold II. Personnage roué, visionnaire dans sa jeunesse, aigri et misanthrope dans ses dernières années, il se révéla un redoutable homme d’affaire. Et la « mission civilisatrice », dont il parait sa mainmise sur le Congo, se voyait écornée par une poursuite effrénée de la richesse, que ses émissaires au Congo interprétèrent comme le signe de pouvoir se conduire comme des brutes.

Sa fortune est évaluée à 50 millions de francs (de l’époque !) – une somme colossale. Mais il faut aussi savoir que le Roi injecta plus de 20 millions de francs dans le fonctionnement de sa propriété qu’était le Congo. S’il en retira beaucoup d’argent, il sut le partager avec le pays.

Léopold II voulait une « plus grande Belgique ». Il l’obtint. Il ignorait que les générations suivantes détruiraient ce patrimoine, au point de salir la mémoire du souverain afin de mieux détruire l’identité belge.

D.K.

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