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Ce n’est pas encore le retour au Chicago d’Al Capone, mais le racket des commerces est devenu une réalité quotidienne. Des commerçants sont obligés « d’acheter » la sécurité de leur magasin.  

L’affaire a été révélée par l’incident des « braqueurs les plus bêtes au monde », qu’a pu piéger un commerçant carolorégien (voir ici l’article du Monde) Il ne s’agissait pas d’un braquage, mais d’une tentative de racket.

Le commerçant est approché. Les malfrats leur proposent d’assurer leur sécurité contre rémunération (payé au noir), sinon… Si lia victime accepte, elle se verra contrainte de verser une somme convenue tous les mois – parfois toutes les semaines ! Et par le plus grand des hasards, le commerce ne subira pas de braquage, la façade ne sera pas taguée, les serrures ne seront pas forcées. les clients ne se verront pas inquiétés.

Toutes les villes wallonnes et bruxelloises sont touchées.

Des bandes, majoritairement maghrébines (mais on a repéré aussi des Tchétchènes, des Albanais, des Roumains et, récemment, des Africains), ont mis au point un racket très lucratif.

Une ex-commerçante de Molenbeek nous raconte : « Je tenais une boulangerie-pâtisserie, place Mennekens. Un jour, j’ai eu la visite de deux bonshommes, parlant à peine le français, qui ont proposé de me « protéger ». Ils me demandaient 500 euros par mois. Leur proposition était assortie de menaces. Ca n’a pas traîné : en deux ans, le commerce a été braqué trois fois. »

Un témoignage de terrain

En réalité, cette pratique mafieuse s’inscrit dans le processus de grand remplacement de populations. Notre informatrice poursuit : « Notre commerce fonctionnait à merveille. Nous avons même été gratifiés du titre de « Meilleur merveilleux de Bruxelles«  (voir ici l’article de la DH) ! Lorsque la population maghrébine a augmenté dans le quartier, nos ennuis ont commencé. Des gosses venaient jouer au football sur notre large trottoir. Ils lançaient sciemment la balle contre la vitrine. Pas moyen de les faire partir. La police nous soupçonnait de racisme… »

De guerre lasse, la famille Lambert a fermé son magasin. Il a été repris, un an plus tard, par un couple maghrébin, venu de Schaerbeek. Ils fonctionnent depuis deux ans – et plus aucun braquage. Notre interlocutrice : « La population maghrébine du quartier évitait notre commerce. A présent, elle s’y presse« .

Un semblable scénario se retrouve dans toutes les villes wallonnes et bruxelloises.

D.K.

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