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L’institut d’études sociales Itinera, lié à nos universités, est très sérieux. Il s’est penché sur un des thèmes chauds des derniers mois : le revenu universel, prôné par des gens aussi différents qu’Alfred-Henry Bouchez au MR belge ou Benoît Hamon au PS français. C’était d’ailleurs le cheval de bataille qui avait valu à Hamon d’être élu haut la main, face à Manuel Valls lors des primaires socialistes. Depuis, Hamon est mort et enterré. Sic transit gloria mundi…

Benoît Hamon: ce démagogue socialiste français avait fait de l’allocation universelle son idée maîtresse. Demain, on rase gratis!

Que dit l’ITINERA Institute du revenu universel ? Beaucoup de mal ! Il considère le revenu universel dangereux pour la justice sociale et totalement impayable. C’est malheureusement ce que pressentaient tous les gens qui savent un peu calculer ou comprennent ce qui fait agir les humains…

Paul-Emile Bouchez (MR), pour le revenu universel: je dis n’importe quoi pourvu qu’on me voie…

Le revenu universel garantit une allocation de base à tous, sans conditions. Il implique aussi – dès lors que chaque citoyen majeur reçoit une somme d’argent chaque mois, sans contrepartie, que l’état se désengage des aides sociales de tous types qu’il octroie aux nécessiteux. C’est une belle utopie, comme le communisme, le socialisme et toutes ces recettes issues des lubies de Jean-Jacques Rousseau et qui ne marchent pas, JAMAIS, car fondamentalement, l’homme ne peut être considéré comme raisonnable, organisé et altruiste.

ITINERA va plus loin. Pour l’institut, le revenu universel constitue une « utopie dangereuse » pour la justice sociale et notre prospérité (voir l’étude publiée ce samedi)

Les aspects positifs sont gommés immédiatement par le caractère impayable du projet. Cette « solution » qui n’en est pas une empêche d’affronter les maux économiques et sociaux de notre époque.

Le revenu de base est expérimenté en Finlande depuis le début 2017. Mais en Finlande, c’est pour rire. C’est un des pays scandinaves très avancés, où il y a peu d’exclus de la société, où ils sont déjà bien pris en charge et où il y a très peu d’immigration sauvage non qualifiée comme dans le reste de l’Europe. La Finlande peut se payer ce luxe, encore qu’on ne soit que dans une petite phase-test.

Pour Itinera, la confusion est complète dans le public ;  « si nous regardons au-delà des slogans, nous constatons surtout une nouvelle vague de surenchère d’allocations pour tous et sans contre-prestation. On fait du neuf avec de l’ancien. » C’est une mesure défaitiste, qui signifie qu’on ne croit pas pouvoir recréer le plein emploi et une solide croissance économique.

« Les gagnants de l’économie gagneront pour l’éternité, tandis que les perdants seront calmés avec une aumône. »

Son introduction entraînerait d’ailleurs une abdication des autorités vis-à-vis des besoins des groupes précarisés, poursuit Itinera. Combien d’alcooliques ou de déprimés profonds n’iront-ils pas immédiatement dépenser la somme accordée ? Combien de cigales, incapables de se gérer chez les pauvres et les exclus ? Les inégalités augmenteraient et les opportunités ainsi que la mobilité sociale diminueraient alors que « nous avons justement besoin d’une politique sociale d’investissement, adaptée aux besoins des groupes et des familles ».

Et ITINERA de donner l’estocade finale : le revenu universel est impayable, même en tenant compte des économies qu’il entraîne. D’après les calculs, il exige des dépenses publiques supplémentaires de 15 à 76 milliards d’euros par an pour un revenu mensuel de 900 ou de 1.500 euros par personne. Bref, une idée à enterrer au plus vite. Assez de démagogie. Pas d’argent sans effort.

C.T.

Source: http://www.itinerainstitute.org/wp-content/uploads/2017/06/Rapport-revenu-universel.pdf

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