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Consternation dans les rédactions des médias « comme il faut ». « Mais qu’arrive-t-il à notre monde ? », se lamentent les propagandistes qui se prennent pour des éditorialistes. « Italie, Hongrie, Pologne, Tchéquie, Brexit, Brésil : qu’ont tous ces salauds de citoyens à ne pas voter comme on le leur dit à longueur de pages et de reportages ? »

51.945.420 Brésiliens n’ont pas suivi les conseils de la presse subsidiée. 51.945.420 Brésiliens n’ont pas cru les bobos (bourgeois bohèmes) qui ont une singulière façon de concevoir le « vivrensemble » : ces derniers veulent bien vivre entre eux, mais ils rejettent 51.945.420 citoyens brésiliens dont l’impardonnable défaut consiste à ne pas penser comme eux.

Et ce mépris… Pour les bien-pensants, 51.945.420 Brésiliens sont des gourdes, des attardés mentaux, des bas de plafond, des idiots congénitaux qui se laissent manipuler par un néo-nazi, Jair Bolsonaro.

Pour eux, le gauchiste qui a voulu assassiner le candidat Bolsonaro (photo ci-dessous) est un héros. Ces messieurs-dames de la Bien-pensance s’apprêtaient à applaudir cet acte « libérateur »… bien dans la tradition des nazis et des communistes staliniens qui, à notre connaissance, n’étaient pas des démocrates dans l’âme.

Mais il faut comprendre les bien-pensants : pendant des années, ils ont encensé le régime de Fidel Castro, à Cuba ; ce sont de farouches défenseurs du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, qui, chaque jour, fait fuir quelque 30.000 affamés – entre autres, vers le Brésil.

Pendant des années, les bien-pensants ont vénéré Mao, responsable de quelques dizaines de millions de morts – un détail, sans doute. Ils ont aussi manifesté contre la guerre au Vietnam, et plus précisément contre la présence américaine au sud de ce pays – aujourd’hui, ils ont toute la reconnaissance des Vietnamiens pris en otages d’un des pires régimes communistes répressifs au monde.

Les bien-pensants ont frôlé le délire quand le Shah d’Iran dut céder le pouvoir à l’ayatollah Khomeiny, auteur de l’irréprochable démocratie laïque et humaniste qu’est devenu l’Iran…

Les journalistes bien-pensants ne tolèrent pas que les citoyens ne votent pas comme le leur ordonnent les médias.

Déjà, les bien-pensants nous annoncent des émeutes (financées par les sbires de George Soros ?) dans ce Brésil devenu soudainement satanique. Et une apocalypse de la forêt amazonienne. Et une catastrophe monétaire, financière et industrielle du Brésil.

Dommage qu’ils ne se soient pas émus de la criminalité galopante dans les principales villes du pays (Rio de Janeiro, Sao Paulo…) sous le régime « parfait » de Lula : 40.974 homicides pour l’année 2017 (par comparaison : 542 homicides au Chili pendant la même période), soit 32  meurtres par 100.000 habitants.

Regrettable que les bien-pensants n’aient rien fait de mieux que de porter des T-shirts « Sauvez l’Amazonie », quand le régime socialiste du Brésil permettait la déforestation (8.000 kilomètres carrés de forêt supprimés, en 2016). Pitoyable, le silence des bobos quand le régime socialo-communiste de Lula et Dilma Rousseff vidait les caisses de l’Etat au profit des copains (nous parlons du Brésil, pas de la Belgique). Silence bienveillant lorsque Lula recevait 1 million d’euros et des appartements de luxe pour « services rendus » à des entreprises, dont certaines participaient au saccage de l’Amazonie…

Et tout ça, dans un pays où le revenu moyen de l’habitant est tombé, en dix ans, de 480 à 421,11 euros (chiffres de 2018) – en Belgique, le salaire moyen est de 1875,53 euros.

Les grands « journalistes », habitués à nous dire comment bien penser, sont pris de dons de voyance : dès aujourd’hui, ils nous annoncent ce qui va se passer dans un Brésil dirigé par le Président Bolsonaro. A les croire, ce sera l’horreur. Ils auraient raison si la victoire était revenue à Fernando Haddad, membre un peu bancal du clan de Lula, bien décidé à poursuivre la politique qui a mené le Brésil au bord du gouffre.

Jair Bolsonaro hérite d’un Brésil très, très loin de l’image du pays insouciant des séducteurs cariocas, de la bossa-nova langoureuse, de la samba allumant le carnaval de Rio, des affolants bikinis d’Ipanema. Il ne pourra compter que sur lui-même, car le sabotage des « élites » est déjà en cours. Mais il aura 51.945.420 Brésiliens avec lui, désireux de changement, de liberté, d’ordre, de bon sens et d’un mot d’ordre : les citoyens brésiliens d’abord. 

D.K.

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