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Pour ceux qui l’auraient oublié, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement – accord économique et commercial global). Il fut signé le 30 octobre 2016 entre le Canada, représenté par Justin Trudeau, et Donald Tusk, au nom de l’Union Européenne.

On se souviendra qu’à l’époque une campagne médiatique n’avait pas de mots assez durs contre cet accord – parfois, à juste titre, car le CETA contribuera à la ruine de l’agriculture européenne. A cette occasion Paul Magnette (PS) avait joué les Hercule de foire, dans le registre : « Moi, le Wallon, contre le monde entier ».

Ce jeudi 19 juillet, la Chambre a adopté le CETA sans que cela ne déclenche l’ire du PS – qui voté contre, mais ne s’est pas insurgé contre les « oui » du MR et des partis flamands. Pour rappel, il faut que tous les parlements belges (il y en a 7 !) votent leur agrément pour que le CETA entre en application… si les parlements des 227 autres membres de l’Union Européenne le ratifient !

Quoi qu’il en soit : il s’agit, encore une fois, d’un VOTE CONTRE LES PEUPLES. Il s’agit d’une matière pour laquelle le PARTI POPULAIRE veut imposer le référendum, la consultation des citoyens. Pas question de laisser carte blanche à des politiciens complètement étrangers aux vrais besoins des gens.

Bizarrement, la nouvelle n’a pas excité la verve de la RTBF, très discrète. Attend-elle le « go » de Paul Magnette pour attaquer la décision du parlement ? Ou alors, toutes les gesticulations du PS n’étaient, encore une fois, qu’un écran de fumée ?

De son côté, fidèle à ses engagements et à la ligne du PARTI POPULAIRE, le député Aldo Carcaci (notre photo) a voté contre cet accord. « Nos citoyens d’abord », credo du PP, c’est du sérieux et cela n’a rien à voir avec le triste cirque des partis traditionnels (PS, MR, CDH, Ecolo, DéFI), dont les convictions sont à géométrie très variable.   

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