Print Friendly, PDF & Email

Le chômage est-il un mal wallon ? NON ! C’est d’abord un problème de mauvaise politique. Autrefois prospère, la Wallonie a connu un déclin économique : les entreprises vieillissaient, et les politiciens n’ont eu aucune vision sur le reconversion de leur région. Et c’est le citoyen wallon qui en paie les conséquences.

Publiée par le magazine Tends, la carte que nous reprenons est absolument accablante : à de rares exceptions près, les régions frappées par un chômage élevé (les plus foncées) se trouvent en Wallonie et à Bruxelles. Cette dernière tire la communauté francophone vers le bas… La ligne du chômage semble coïncider avec la frontière linguistique : on voit nettement la « guirlande » s’étirant de Mons vers Liège et Verviers.

A la déliquescence wallonne et bruxelloise, il ne faut pas chercher 36 raisons : lesabsences de politiques de tous les partis traditionnels. Un exemple : l’actuel gouvernement Michel patronne en annonçant que le chômage wallon est passé sous la barre des 200.000 unités (195.986 chômeurs, en juin 2018). C’est à la fois vrai et faux : nombre de personnes ont perdu leur statut de chômeur (à cause de dispositions prises par le précédent gouvernement Di Rupo) et se trouvent au CPAS. Le nombre de personnes sans emploi n’a -guère diminué, mais on fait comme si…

1. FLANDRE-WALLONIE : LA COMPARAISON QUI FÂCHE. Admettons que le chômage ne monte plus (il était de 286.716 personnes, en 2006). Il n’en reste pas moins que le taux est de 9,8 % en Wallonie contre 4,4 % en Flandre – par charité, oublions les 15 % de Bruxelles…

Au plan de l’emploi, les taux sont tout aussi décevants : 71,5 % en Flandre ; 62,5 % en Wallonie et 58,2 % à Bruxelles. Le Bureau du Plan annonce des prévisions moroses à l’horizon 2023 : il devrait se créer 200.000 emplois en Flandre, contre 81.000 en Wallonie et 32.000 à Bruxelles (voir : https://www.plan.be/index.php?lang=fr).

2. LE MAL WALLON. Le mal wallon réside dans le fait que les jeunes sont mal préparés aux emplois vacants : 39 % des travailleurs sont peu qualifiés, alors qu’il n’y a qu’un réservoir de 10 % d’emplois peu qualifiés. Résultat de politiques d’assistanat, de clientélisme et de mépris du citoyen réduit à une « chair à voter ».

3. LES WALLONS SUBISSENT LE CHÔMAGE, LES POLITICIENS LE CREENT. Ce n’est pas un hasard que des villes comme Charleroi et Liège affichent 18 ou 19 % de chômage. Ces villes sont des bastions du socialisme, qui n’a cessé de mentir aux citoyens par des promesses électorales jamais tenues et des étouffements des réalités qui dérangent.

Il s’agit bien d’un mal de la gauche : en Flandre, la ville socialiste de Gand détient un des taux de chômage les plus élevés de la région flamande : 8,2 %. Et des décennies de pouvoir socialiste à Anvers font payer leur incurie par un taux de chômage à 10,5 %.

On assiste en ce moment à des manoeuvres politiciennes entre partis traditionnels avides de rester au pouvoir. De cette manière, ils sont prêts à s’associer avec le diable. Des coalitions PS/MR sont la garantie d’années d’immobilisme et donc, de régression économique et sociale. Les perspectives, chouchoutées par Elio Di Rupo, de front de gauche (PS/Ecolo/DéFI) est une catastrophe annoncée. C’est d’un changement radical que la Wallonie et Bruxelles ont besoin. Sans cela, ces régions se tiersmondiseront sans espoir de retour. 

D.K.

 

Photos : chômage en Belgique

Commentaires