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willemarck

Le nouveau président du BECI a lancé un pavé dans la mare en parlant de la nécessité de donner “un coup de pied au cul” pour relancer une économie bruxelloise plombée par le fort taux de chômage au sein de la population immigrée. Thierry Willemarck a également parlé de la nécessité de supprimer les allocations familiales en cas d’absence scolaire. Tollé presque général. Seul le PP a approuvé ce discours de vérité et les mesures chocs pour sortir de la léthargie suicidaire.

Le patron des patrons bruxellois Thierry Willemarck se voit à son tour exécuté par la police de la pensée après ses propos relayés par nos confrères de l’Echo :

Il ne faut pas tourner autour du pot, on a toute une population d’origine maghrébine. Ces enfants sont nés en Belgique, souvent d’une deuxième génération. On ne peut pas les qualifier comme étant des étrangers. Ce sont des Belges. Mais ils sont issus d’une culture différente et ils sont dans un environnement où excusez-moi l’expression- il manque le coup de pied au cul.

Plus loin, l’homme insiste sur la nécessité de toucher au portefeuille pour remédier à l’absentéisme scolaire qui forme des générations d’illettrés :

Il y a un trop grand laxisme vis-à-vis des jeunes. Il faut forcer la présence à l’école. Et ce n’est pas le rôle des professeurs mais des parents. Si cela ne s’améliore pas, il faut un pouvoir coercitif, par exemple suspendre les allocations familiales. Vous verriez pas mal de pères reprendre les choses en main et obliger leur fils ou leur fille d’aller à l’école. L’échec à l’école est plus fréquent en Région bruxelloise que dans d’autres régions du pays. On doit en débattre, certainement.

Les différents partis ont réagi sans attendre en voyant dans l’interview des propos « racistes ». C’est décidément une maladie contagieuse…Exemples choisis. Evelyne Huytebroeck (Ecolo), sur son site :  “En tant que ministre de la Jeunesse, je ne peux accepter ce type de caricature et de raccourcis qui jette le discrédit sur des jeunes bruxellois et leurs familles. En tant que représentant des entreprises bruxelloises, nous attendons du président du BECI qu’il jette des ponts entre le monde du travail, de la formation et de l’école plutôt que de stigmatiser grossièrement une catégorie de jeunes et par là les exclure ».

Ahmed Laaouej (PS), interrogé par La Capitale : “ Si je comprends Thierry Willemarck, c’est parce que ces jeunes sont de culture différente, qu’ils sont dans un environnement différent, qu’ils ont besoin d’un coup de cul, et donc que les déficits dans les familles sont le propre des jeunes maghrébins ? C’est raciste !”. Charles Michel, président du MR, y est également allé de sa condamnation « sur la forme » qui suinte elle-aussi le politiquement correct. Et sans doute le calcul électoraliste qui vise à caresser certaines populations dans le sens du poil.

Dans la classe politique, seul Mischaël Modrikamen, président du Parti populaire, a apporté son soutien au patron des patrons bruxellois :

Je ne perçois rien de choquant dans les propos de Thierry Willemarck, même s’ils sont directs. De ses propos découlent d’une part une observation de la réalité et d’autre part l’incitation à esquisser des solutions de bon sens, notamment sur la suppression des allocations familiales aux parents dont les enfants ne vont pas au cours. Cela fait d’ailleurs partie du programme du PP. La chasse à l’homme actuelle contre M Willemarck, chef d’entreprise respecté,  est une pratique digne des partisans du politiquement correct qui ne souhaitent pas le changement. Il est temps de  prendre conscience des réalités et mobiliser les énergies. Bruxelles se tiers-mondise et nous voulons au contraire redresser la barre.

G.B.

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