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Le 24 novembre, Tariq Ramadan vient à Bruxelles pour donner une conférence « littéraire » – il fait la promotion de son nouveau livre. Ce raout est organisé par une association qu’il a lui-même créée et qu’il préside toujours aujourd’hui. On n’est jamais si bien servi que par soi-même ! Annoncée complaisamment par la RTBF, la venue de Ramadan, accusé de viol et de conduites violentes avec les femmes, tombe à un mauvais moment. La RTBF insiste sur la « présomption d’innocence » de celui qu’elle présente comme un « islamologue suisse » – une spécialité locale, sans doute, au même titre que le chocolat, l’edelweiss, le fendant, l’air des montagnes et les banques ? Une « présomption d’innocence » jamais invoquée par la RTBF à propos d’Harvey Weinstein qui, jusqu’à présent, n’a pas été interpellé par la justice et dont la disgrâce repose sur des affirmations et accusations non vérifiées.

La moindre des choses, concernant Ramadan, serait de ne pas assurer la promotion de son conférence « littéraire », alors que plusieurs plaintes (trois, au moment d’écrire ces lignes) s’accumulent à son encontre. Et la promotion d’une immense hypocrisie : une presse servile n’a cessé de donner quitus à celui qui donnait des leçons de morale, alors qu’il se conduisait scandaleusement à l’égard des femmes.

Que nous avait-on pas dit à propos de la religion de paix et d’amour… Contre l’Occident, pourri par ses politiciens et leurs combines, l’avenir alla(h)it nous assurer un manteau de vertu posé sur nos frêles épaules. Du reste, une exposition, à Bruxelles, subsidiée par l’Europe (celle de Ben Juncker), le gouvernement fédéral, la région bruxelloise et la ville de Bruxelles, ne nous affirmait-elle pas que « L’Islam, c’est aussi nous » ? Sans se mosquer… Grâce à Tariq Ramadan, les gardiens de la révolution iranienne et les « jeunes » du quartier de la porte d’Anderlecht (Bruxelles), le retour à la morale, à la moralité et au moralisme connaît quelques ratés à l’allumage !

D’abord, Tariq Ramadan. L’homme, dont la presse subsidiée s’obstine à oublier qu’il est apparenté au mufti de Jérusalem ami de Hitler, n’est pas avare en leçons de morale. Partisan de la lapidation des femmes adultères, voilà qu’il vient d’être pris la main dans le slip ! Pas moins de trois femmes osent briser la loi du silence et déposent plainte pour viol. Qu’elles se méfient : en Arabie saoudite, les femmes violées risquent la peine de mort ou, à tout le moins, une mortelle volée de coups de fouet…

Mais, ô horreur, voilà que la divulgation des frasques de Tariq arrive presqu’en même temps que la tornade emportant Harvey Weinstein, producteur hollywoodien qui savait faire son cinéma en compagnie de starlettes en quête, si on ose dire, de gloire médiatique. Même le copain de Tariq, Edwy Plenel (auteur d’un plaidoyer « Pour les musulmans »), en avale sa moustache. Quoi ? La morale musulmane ne vaudrait-elle pas mieux que celle des presbytères ? Tariq Ramadan, pris dans une affaire de viols, c’est un peu comme si le pape avait été surpris dans la chambre de Juliette Binoche.

En Iran, le moralislamisme prend aussi de vilains coups. A croire qu’Allah en veut aux seuls musulmans. Quelques millions d’épargnants iraniens avaient confié leurs économies, entre autres, aux Caisses d’épargne Caspienne et Arman. Un placement de bon père de famille polygame : la rigueur dans la gestion des comptes était garantie par les Gardiens de la Révolution, mieux connus là-bas sous leur petit nom : pasdaran.

Les Pasdaran, ce n’est pas rien. Ces gardiens de la morale ayatollaïenne arrêtent les femmes mal voilées, pendent les homosexuels et inventent des accusations de corruption contre ceux qui ont l’audace de mettre en doute leurs méthodes.

Eh bien, ces valeureux gardiens de la morale ont tapé dans la caisse. Plus précisément, ils l’ont vidée. Ce qui a fait descendre dans la rue les clients grugés, les épargnants qui ont perdu toutes leurs économies. L’argent fait perdre la tête aux moralistes. A propos, a-t-on parlé, dans la presse subsidiée, de ces manifestations, à Téhéran et d’autres villes iraniennes, aux cris de « A bas ce régime sinistre » ? Elles se sont déroulées pourtant tpout au long du mois d’octobre…

Et voilà que « nos » musulmans s’y mettent ! A Anvers, par deux fois, les Turcs ont affronté les Kurdes – au nom du vivrensemble, sans doute. Et à Bruxelles, les jeunes musulmans d’Anderlecht voulaient manifestement faire la peau de réfugiés syriens – ceux-là même que la Ligue des Droits de l’Homme nous enjoint pratiquement d’accueillir au sein de nos foyers infidèles. Faute de quoi, nous serions tous d’ignominieux racistes. Il semblerait donc qu’il y a plus racistes que les Belgo-belges. Et des racistes qui ne plaisantent pas : à coups de couteau et d’objets contondants, tels des panneaux de signalisation transformés en armes d’assaut. C’est ce que la presse subsidiée et la télévision, tout autant inondée d’argent public, appellent « de vives tensions ».

Hé, oui… La morale islamique se porte mal. Violée par-ci, dépouillée par-là, cabossée un peu partout, finirait-elle par montrer son vrai visage ?

De tout cela, il découle que cette conférence du 24 novembre doit être interdite. Non seulement, parce qu’elle met en avant un personnage aux moeurs plus que douteuses, mais aussi parce que sa présence est un danger pour la paix publique. N’hésitez pas à interpeller le bourgmestre de Saint-Josse (où aura lieu la « conférence littéraire »), Emir Kir, pour lui rappeler ses responsabilités et exiger l’interdiction de l’événement. Quand le dirigeant d’un parti suisse eurosceptique (au gouvernement fédéral de la Confédération Helvétique) vient à Bruxelles pour une conférence en circuit fermé, la sphère bobo se mobilise. Celle-ci restera-t-elle les bras ballants devant un imposteur qui méprise les femmes et les ravale au rang d’objets sexuels ?  

D.K.

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