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Cela se passe à Boussu. Les candidats hennuyers du PP, sous la conduite de Ruddy Waselynk, vont à l’écoute d’agriculteurs. Un pè!re et un fils. Et une grande détresse que le PP s’engage à supprimer.

Ecolo veut augmenter le prix de la viande et encourage à oublier les nourritures carnées. Conséquence: plus de 1.000 emplois perdus à terme. Le PTB estime que les agriculteurs sont dessèches – cela démontre sa complète ignorance du terrain. PS, MR et CDH ont voté à l’unanimité toutes les dispositions européennes liberticides pour les petits agriculteurs.

Au travers de ce témoignage recueilli par Gérald Vanderlin le Parti Populaire rappelle combien il est impliqué dans la survie des petites entreprises agricoles. Ce sera une de ses priorités lorsqu’il accédera au pouvoir.

Voici le témoignage de G. Vanderlin, recueilli à Boussu :

Aujourd’hui, nous avons rencontré deux agriculteurs en difficulté (père et fils) sur le marché de Boussu. Ce père de famille, âgé de 54ans, a hérité de la ferme de ses parents il y a trente ans. Il a été contraint de cumuler le métier de facteur à celui d’agriculteur pour pouvoir conserver le patrimoine familial. Il lui était impossible de vivre de ses récoltes.

Le secteur agricole belge a perdu 63% de ses exploitations, entre 1980 et 2010, soit plus de quarante fermes qui disparaissent chaque semaine en Belgique. Par contre, les grosses exploitations se sont développées. Les charges sociales limitent l’engagement d’ouvriers agricoles.

Les petits exploitants ne peuvent, au mieux, qu’engager des saisonniers et de la main d’œuvre au noir. Le constat est indiscutable : ce sont bien les petits agriculteurs qui subissent la politique agricole européenne. Elle leur impose d’abord de produire plus et ensuite de diminuer les prix.

L’Europe de Juncker tue la petite agriculture et les produits sains

A cela, s’ajoutent la spéculation sur les marchés mondiaux et des règles environnementales et sanitaires de plus en plus contraignantes. Alors qu’ils pourraient nous apporter une nourriture saine, variée et respectueuse de la biodiversité (permaculture, …), ces agriculteurs sont fragilisés par l’hyperspécialisation qu’on leur a imposée.

Ils ne peuvent plus obtenir le juste prix de leur production et se retrouvent aujourd’hui prisonniers de leurs investissements et de l’endettement provoqué par un système « surproductiviste » et ultralibéral méprisant l’être humain.

Il faut savoir que les fermiers ne peuvent pas négocier les prix de leurs récoltes, comme le font les distributeurs et l’industrie alimentaires. En effet, la chaîne de production alimentaire leur est défavorable puisque les intermédiaires négocient et empochent la plus-value de leur travail.

De plus, le manque d’attractivité de la profession entraîne la disparition des petites exploitations et par voie de conséquence, les enfants d’agriculteurs perdent un patrimoine si durement conservé pendant plusieurs générations.

Le modèle agricole doit changer ! il faut assurer un équilibre entre production de denrées et production animale !

Le PP soutient les politiques agricoles qui défendent l’agriculture paysanne autonome et l’agriculture durable multifonctionnelle. La vente directe à la ferme, le circuit court pour rapprocher le consommateur du producteur sans intermédiaire doit être facilité par des infrastructures en zone rurale. Le Parti Populaire est sensible à cette situation et veut promouvoir un commerce de proximité qui ne sera pas impacté par les spéculations de tout type.

Le travail des agriculteurs doit être respecté et rémunéré au juste prix !

Gérald Vanderlin

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