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Alors que la majorité PS-Ecolo-DéFI de Bruxelles s’apprête à saccager le plateau du Heysel pour y imposer un centre commercial, sous l’appellation de « projet NEO », voici une analyse publiée par des professionnels de la vente. Elle montre combien le concept de centre commercial prend l’eau, depuis les Etats-Unis jusqu’en Grande-Bretagne et… chez nous. Le projet Neo est une hérésie. Il est anti-démocratique, anti-écologique (tiens, où restent les protestations d’Ecolo ?). Il doit être combattu avec force, afin que ne s’implante pas un centre commercial qui se videra très vite et laissera un chancre autour de l’Atomium.  

Plus de 200 centres commerciaux britanniques à la dérive ?

Les centres commerciaux au Royaume-Uni font face à d’importantes difficultés suite à la fermeture de magasins, voire même le dépôt de bilan de plusieurs grands retailers britanniques ces dernières années. Ils se retrouvent dans une spirale descendante.

Les plus petites villes sont les plus touchées

Plus de 200 centres commerciaux au Royaume-Uni sont au bord du gouffre parce que leurs grands magasins phares s’en vont. Ce sont surtout les centres commerciaux dans les plus petites villes qui sont menacés, explique l’analyste retail Nelson Blackley du National Retail Research Knowledge Exchange Centre. Il souligne l’impact des récentes difficultés qu’éprouvent de grands retailers tels que BHS ou Toys R Us. La faillite de BHS à elle seule a entraîné l’inoccupation de biens commerciaux dans plus de 200 centres commerciaux, dont la moitié n’a toujours pas trouvé preneur.

Lorsqu’un grand magasin phare quitte un centre commercial, cela a un impact négatif sur tous les autres locataires, selon l’analyse de Blackley. « On se retrouve dans une spirale descendante et il est impossible de remplir les centres commerciaux de salons de soin des ongles et de boutiques de cigarette électronique uniquement. » L’émergence des magasins online joue également un rôle primordial : l’e-commerce représente une part de marché nettement plus importante en Grande-Bretagne que sur le reste du continent européen.

Une érosion constatée partout

La majorité des centres commerciaux concernés sont aux mains de sociétés américaines de capital-investissement. Elles sont contraintes soit de revendre le bien à un prix inférieur, soit d’investir dans une relance des centres – ce qui est peu probable car les banques ne suivent pas. Si les centres commerciaux doivent fermer leurs portes, cela pourrait avoir des conséquences sociales importantes, non seulement en termes d’emploi, mais également en termes de criminalité.

Le marché retail britannique connaît une véritable érosion ces derniers temps. Les entreprises New Look, Mothercare et Marks & Spencer, notamment, ont annoncé des fermetures de magasins et des pertes d’emplois. Des difficultés chez Poundland et House of Fraser ont également entraîné des fermetures et des licenciements. Plus tôt cette année, Carpetright annonçait la fermeture d’un magasin sur cinq au Royaume-Uni et récemment, la chaîne de grands magasins Debenhams a également annoncé la fermeture de cinquante magasins.

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