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Ce devait être un événement solennel. Quand on se targue de « représenter le peuple », un minimum de décence s’impose. Les politiciens bruxellois n’en sont même pas capables.

Ces messieurs-dames s’ennuyaient. Ils devaient prêter serment, mais ils s’ennuyaient. Alors, ils on t transformé le mandat que leur a donné le peuple par une mascarade.

On a vu un président de séance, Pierre Kompany, jouer bien involontairement le rôle du clown Chocolat, vedette de cirque au début du vingtième siècle. Il a étalé son incompétence, comme les pires populistes n’oseraient pas le faire. Et quand il s’est agi de lire, en français et certainement en néerlandais, on se serait cru au milieu d’une classe de rattrapage dans l’enseignement primaire.

On a vu un Rudi Vervoort minauder, faire le comique, entouré de Frères musulmans (organisation terroriste) auxquels il a dû sa réélection.

On a vu un Pascal Smet (socialiste flamand) étaler sa bouderie et sa colère contre ces « mauvais » électeurs qui l’empêcheront de devenir ministre (11.000 euros par mois !).

On a vu des parlementaires (méritent-ils encore ce nom ?) se moquer ouvertement du serment qu’ils devaient prêter. Jurer de respecter les lois du peuple belge, ce n’est pas une formalité : c’est un engagement.

Tout ce que les 89 parlementaires attendaient, c’est leur rémunération : 6.081 euros par mois, auxquels s’ajoutent une série d’indemnités, la gratuité sur le tram et le train, etc, etc.

Les élections de mai 2019 n’ont rien changé. Ou peut-être en pire. Ce que l’on a vu, ce sont des sagouins, indignes de détenir un poste parlementaire. Et cela ne va pas s’arranger, avec un possible « gouvernement » bruxellois PS/Ecolo/DéFI. Détail : plus personne ne parle de décumul des mandats. L’affaire est reportée à 2024. Aux prochaines promesses électorales, donc. 

D.K.

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