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Le regroupement familial, c’est le rouleau compresseur de l’immigration. C’est là que se passe le dérapage. En matière de regroupement familial, Le Peuple a déjà publié plusieurs articles liés à cette immigration tout à fait légale en Belgique.

Nous vous présentons ici les derniers chiffres publiés par l’Office des Etrangers. C’est l’analyse d’une immigration qui transformera inexorablement le paysage sociétal de nos villes d’ici quelques années. Jamais dans l’histoire, les pays européens n’ont été confrontés à un changement démographique de cette ampleur. Et cette modification n’est accompagnée d’aucune étude à ce jour. S’y intéresser de trop près entraîne les enquêtes du Centre pour l’Egalité des Chances, la police de la pensée instaurée par Philippe Moureaux..

sanspapiersDes chiffres en constante augmentation malgré un changement de législation

En matière de regroupement familial, il y a trois types de demandes. Celles introduites pour regroupement auprès d’un belge, auprès d’un Européen ou encore auprès d’un Non-européen. La différence est de taille car tous les cas de figure n’offrent pas les mêmes droits depuis 2011. Il y a lieu de comprendre le terme « ascendants » comme celui se rapportant aux parents, celui de « descendants » comme les enfants. Le mot « conjoint » entend les épouses et époux mais également les partenaires (cohabitants) dans le cadre d’une « relation durable ».

Regroupement tableauEn 2014, sur 52.486 étrangers arrivés dans le cadre du « regroupement familial », il n’y a que 6.961 belges impliqués en contrepartie. Tous les autres sont des étrangers rejoignant des étrangers ayant un permis de séjour. Il ne faut pas s’étonner, vu la natalité très forte des « primo-arrivants » que Bruxelles se transforme très rapidement. Et attendez de voir les chiffres de 2015 et 2016!…

En 2013, la loi a été modifiée. Paradoxalement, un Européen établi sur le territoire peut faire venir plus de monde qu’un Belge. Il peut faire venir ses parents, par exemple, ce qui n’est plus autorisé pour les belges. Les enfants majeurs peuvent venir également, même au-delà de 21 ans! Les chiffres sont criants. En Belgique, ce sont les Non-européens et les Européens qui font venir le plus de monde sur base du regroupement familial. Sur un total de 52.486 demandes en 2014, seules 6.961 étaient introduites auprès de belges! Cette loi est faite pour accélérer l’arrivée des étrangers et n’est pas faite pour les Belges…

Les Belges qui font venir des « parents » forment, tout comme les Européens rejoints, un groupe très hétéroclite.

Quelques belges de souche font venir des conjoints rencontrés à l’étranger. Mais, il s’agit principalement de « nouveaux belges » qui ouvrent ainsi naturellement les portes du pays à d’autres non-Belges. Contrairement à la volonté du législateur, les Marocains de la deuxième ou troisième génération continuent à se marier avec des filles du pays d’origine. Elles seraient plus « pures » d’après les croyances traditionnelles. Il en est de même pour les nouveaux Espagnols et Italiens. C’est surtout vrai depuis que le chômage est limité à quelques mois en Espagne et en Italie. Vive la Belgique, seul pays du monde où le chômage n’est pas limité dans le temps! Ils migrent en Belgique et font venir, dès que possible, le reste de la famille sur le sol belge.

Quand le titre de séjour est demandé pour regroupement avec un belge, une particularité offre cependant plus de droits qu’aux autres ressortissants : la notion « d’auteur d’enfant belge ». Alors qu’il n’est plus possible à un père ou à une mère de rejoindre son enfant belge, un cas résiste à la loi et on constate que malgré le changement de loi, les demandes continuent d’affluer : c’est le cas lorsque l’enfant né en Belgique obtient notre nationalité.

Le parent peut, alors, obtenir ses papiers de séjour pour regroupement avec le nouveau-né. Il peut parfois s’agir d’apatridie. Nos services à l’immigration constatent cependant que les cas sont généralement très différents. Pour beaucoup, ce sont des mères, n’ayant pas obtenu le séjour autrement, qui finissent par obtenir le permis de séjour de cette manière.

Moyennant paiement, ces mères étrangères font reconnaître leur enfant par un ressortissant belge. L’enfant obtient de facto la nationalité du père. En droit belge, les tests ADN ne peuvent être imposés en cas de doute (!). Et on voit régulièrement dans ces cas, le vrai père demander le séjour par après, l’administration ne vérifiant pas les conditions de la naissance et de la reconnaissance de l’enfant…. Une arnaque de plus à la Sécurité sociale!

Regroupement tableau 2Nationalité des bénéficiaires du séjour sur base du regroupement familial : les Marocains sont Marocains, les Néerlandais sont avant tout Marocains, les Français sont Marocains en partie, les Espagnols sont Marocains en partie, les Polonais sont Polonais, les Turcs sont Turcs, les Roumains sont Roumains,… Et 45% de nationalités « autres ».

Contrairement aux idées reçues, le nombre de demandeurs d’asile acceptés n’est pas nécessairement énorme, d’année en année, dans le cadre de l’immigration en Belgique. C’est en fait le droit au regroupement familial qui crée une immigration massive et qui modifie, depuis longtemps, le paysage social belge.

La loi qui encadre le séjour des étrangers en Belgique aura, cette année, 36 ans d’existence. Le regroupement familial implique que pour chaque migrant accepté, plus de 4 autres (1 compagne et 3-2 enfants) le rejoignent dans les 3-4 ans.

Pour l’arrivée de 45.000 migrants qui sont acceptés par la Belgique et obtiennent, sans avoir jamais cotisé, les droits sociaux belges (allocations familiales et autres, chômage et sécurité sociale), il faut compter 225.000 migrants, 5 ans plus tard.

Le gouvernement allemand prend lui, le chiffre de 4,6 migrants supplémentaires pour chaque migrant accepté en Allemagne, soit pour le 1,1 million de migrants arrivés en 2015, un total dans 4 ans de 5.060.000 personnes. Et, bien sûr, chaque année arrivent de nouveaux migrants… Les 2,5 millions de Turcs installés en Allemagne seront nettement dépassés par la communauté arabe dans 5 ans.

Nous voyons, aujourd’hui, l’échec de la politique d’intégration, avoué par les partis politiques traditionnels, de feu Daniel Ducarme à Didier Reynders (MR). Que font-ils aujourd’hui pour limiter ou arrêter le flot ininterrompu de migrants?

PIERRE-HENRI MAYEUR

 

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