Print Friendly, PDF & Email

L’affaire du casse de la bijouterie Moens, à Oostakker (région de Gand), connait un nouveau rebondissement. La famille du cambrioleur abattu, Hassan L., a juré de se venger (cité dans Het Nieuwsblad, 10/7/2018). Il s’agit d’une famille d’origine marocaine, détentrice de casiers judiciaires longs comme un jour sans pain.

Les faits se sont déroulés, le 6 juillet. Le bijoutier Moens, situé à la Bredestraat, a été agressé en plein jour par deux individus armés. Ils ont pointé une Kalashnikov sur le front du bijoutier et molesté des membres de sa famille, avant de prendre la fuite avec leur butin sur une mobylette. Le bijoutier est sorti dans la rue et a tiré sur les fuyards. L’un d’eux y a laissé la vie ; l’autre est en fuite. Résultat : le juge d’instruction de Gand a mis le bijoutier en prison pour meurtre, avant de le libérer sous conditions !

1. LA JUSTICE S’ACHARNE CONTRE LA VICTIME !

Eva Branteghem, porte-parole du parquet de Gand, a expliqué à la presse : « Les premières auditions révèleraient que les assaillants se sont montrés extrêmement agressifs. Le bijoutier aurait été molesté et menacé avec une arme à feu. Les membres de la famille présents et les clients auraient également été menacés d’une arme à feu » (source : VRT

NWS) et « Les deux individus étaient armés, mais ils n’ont pas fait usage de leurs armes » (Het Laatste Nieuws, 7/7/2018). Quelle délicatesse ! Faudrait-il féliciter les cambrioleurs pour n’avoir pas tué le bijoutier ou un de ses clients présents sur place ?

On est en plein délire pseudo-judiciaire. A suivre le raisonnement du juge d’instruction, le bijoutier aurait dû attendre d’être abattu pour pouvoir utiliser son arme – et encore, en tirant, la victime du cambriolage aurait pu mettre en danger un client tenu en respect par les voleurs !

Alors que le juge gantois s’empressait d’accuser la victime de meurtre, la police « mettait tout en oeuvre pour retrouver » le deuxième voyou qui était parvenu à prendre la fuite, selon la formule consacrée. Au moment où nous écrivons ces lignes (9/7), il court toujours.

2. LA JUSTICE ENCOURAGE LES MALFRATS

En sévissant contre les victimes de cambriolages, la justice envoie un signal fort aux voyous : « les victimes n’oseront pas se défendre, de peur de faire l’objet de poursuites, allons-y gaiement » et « la police ne nous retrouvera jamais. Et si c’est le cas, un bon avocat nous fera passer pour des victimes. Vive la justice belge ! ».

Cet espoir ne se base pas entièrement sur les faits. Si les cambriolages dans les maisons ont augmenté de 22 %, le nombre de cas élucidés tourne autour des 50 % (Source : La Libre, 24/6/2013). En réalité, en dépit de la « mise en oeuvre » de tous les moyens pour retrouver les cambrioleurs et leur butin, la moitié des cas ne sont jamais résolus !

Selon la DAAA (Défense Active des Amateurs d’Armes – www.daaa-avwl.be/), la détention d’armes par les citoyens honnêtes  possède une effet fortement dissuasif pour les voleurs et autres braqueurs. Les législations anti-armes, diligentées notamment par Laurette Onkelinx (PS), en 2006, et par l’actuel ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), aboutissent au paradoxe que seuls les voyous et autres contrevenants (terroristes et, dans ce cas précis, des malfrats multirécidivistes) possèdent des armes en toute impunité.

Question : alors que les citoyens honnêtes et pacifiques, détenteurs d’armes, sont traqués par la police, comment se fait-il que des multirécidivistes puissent posséder des armes à feu, sans que la police n’intervienne ?

3. QUE SERAIT-IL ARRIVE SI LE BIJOUTIER NE S’ETAIT PAS DEFENDU ?

Le scénario est bien connu. Les deux délinquants auraient pris la fuite. La police aurait « mis tout en oeuvre » pour les retrouver et… ne les aurait pas retrouvés, comme c’est le cas pour 50 % des cambriolages.

En revanche, elle aurait vérifié sir le bijoutier détenait bien un port d’arme et respectait les contraintes de la loi Onkelinx sur la détention d’armes ! Le bijoutier aurait de plus en plus de mal à souscrire une assurance anti-vol, se verrait peut-être exclu par les compagnies d’assurance, son commerce aurait périclité et les malfrats auraient récidivé – peut-être même chez la même victime.

Nous pouvons citer le cas d’un vétérinaire, établi à Molenbeek-Saint-Jean, non loin du Karreveld, dont le cabinet a été « visité »… 7 fois. Et cela, à 500 mètres d’un commissariat de police… Il n’est malheureusement pas le seul dans ce cas.

4. IL FAUT REMETTRE LA VICTIME AU CENTRE DU SYSTEME JUDICIAIRE

Sous la néfaste influence des asbl, subsidiées par le contribuable honnête, la justice est aux petits soins pour les voyous. On leur trouve toutes les excuses, tout est mis en oeuvre pour leur éviter la juste punition ou les remettre en liberté au plus vite ; la vie en prison devient peu à peu un séjour « all inclusive« .

Dans le même temps, les victimes sont désemparées, elles n’obtiennent pas réparation (c’est le cas, entre autres, des victimes et des familles de victimes des attentats du 22 mars… 2016), leurs démarches sont considérées comme intempestives.

Le PARTI POPULAIRE inscrit en tête de son programme la défense des victimes, avant toute autre considération, telle que l’étrange conception des droits de l’homme par les asbl subsidiées présentant les auteurs d’infractions graves comme des anges égarés (les automobilistes ne jouissent pas d’une telle sollicitude…), sans la moindre compassion pour les victimes.

Et pour l’heure, JUSTICE POUR LE BIJOUTIER MOENS ! 

D.K.

Commentaires