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Mal pris, Jamal Ikazban. Certes, ce n’est pas la première qu’il se fait prendre en flagrant délit de sympathies pour les nazislamistes. Bizarrement, aucuns de ces dérapages n’a fait l’objet de campagnes d’indignation à la RTBF ou à RTL. La presse écrite, si vertueuse quand il s’agit d’imaginer un faux pas présumé du Parti Populaire, regarde ailleurs. Même comportement pour la Ligue des droits de l’homme, Unia, Amnesty International qui voient des fascistes partout, dès qu’il s’agit de la Hongrie, de la Pologne ou de l’Autriche ou tous autres pays qui ne sont pas bien en cour dans l’Union Européenne.

Or donc, Jamal Ikazban, a voulu présenter ses « excuses » pour un geste que, pauvres imbaciles que nous sommes, avons mal compris. Il ne s’agissait pas du tout d’un geste de sympathie à l’égard des Frères musulmans, qu’allions-nous penser là…

Examinons les justifications de Jamal, publiées en rouge. Nos misérables observations viennent les entrelarder.

« Ce mardi 14 mai, j’ai participé à un rassemblement devant la Gare Centrale pour dénoncer le massacre de 55 civils à Gaza par l’armée israélienne, dont plusieurs enfants. A l’occasion de ce rassemblement, sur quelques photos on me voit arborer un symbole de la main. A certains moments, durant le rassemblement, ce fut un poing levé, à d’autres un « V » et enfin, et c’est l’objet d’une polémique, « quatre doigts ».

« Dans mon esprit et je veux être formel, il n’y a jamais eu autre chose qu’une volonté d’exprimer la colère et la résistance légitimes d’un peuple face à l’oppression. »

Si nous suivons le raisonnement de Jamal, lever deux doigts formant un V, ce ne serait pas le signe de la victoire, de même que lever quatre doigts, ce n’est pas le signe de reconnaissance des Frères musulmans. Faire un doigt d’honneur, c’est une manière de montrer le ciel, sans doute. Et lever le poing, c’est une manière de montrer comment attraper les mouches en vol ? Remarquons au passage que Jamal ne nous explique pas pourquoi il a levé quatre doigts, ni ce que signifie ce signe. Nous pouvons le lui rappeler, s’il a un doute…

« Or, ce dernier signe est attribué à la confrérie des Frères Musulmans qui en a fait un instrument identitaire de propagande. »

Les Frères musulmans, un « instrument identitaire de propagande » ? Mieux vaut entendre ça que d’être sourd !

Le programme de Hassan Al-Banna, fondateur des Frères musulmans en 1928, est pourtant « formel » et « limpide » : lutter par tous moyens contre la présence juive et l’établissement d’Israël en terre sainte des trois monothéistes, établir un nouveau califat/état islamique mondial et atteindre le «Tamkine» global. Autrement dit : la suprématie del’islam frériste sur tous les autres islams et sur toutes les autres religions, et l’application de ses règles juridiques et lois pénales pour gérer les rapports à l’intérieur de la société et avec l’extérieur de ce califat. Le but final consiste à établir le califat, puis reconquérir l’Occident puis atteindre le Tamkine planétaire. 

 

Les Frères musulmans, c’est loin d’être un bureau de marketing ou une agence de publicité, comme essaie de nous le faire croire Ikazban ! Erdogan, qui veut rétablir un califat, est coutumier des quatre doigts levés…

« Je veux être limpide : je n’ai aucun lien avec cette confrérie et je n’en partage aucunement les positions. Au contraire, je condamne toutes formes d’extrémismes, en ce compris celle portée par ce mouvement. Toute ma vie j’ai combattu toutes les formes d’extrémismes et cela ne changera pas. Toutefois, si ce signe a pu heurter certains, je tiens à m’en excuser. »

Ikazban assure condamner « tout extrémisme », y compris au sein des Frères musulmans, qui n’est qu’un mouvement extrémiste, considéré comme terroriste en Egypte et dans d’autres pays arabes. L’ONU a été saisi d’une demande considérant les Frères musulmans comme une organisation terroriste. Toujours pas d’explication sur la raison de lever quatre doigts, symbole des Frères, confrérie qui n’hésita pas à sympathiser avec les nazis pendant la guerre (notre photo montre le mufti de Jérusalem en nazifiante compagnie – le salut n’est pas le signe des Frères musulmans). Il faut choisir, M. Ikazban : ou bien, vous ne partagez « aucunement les positions » (des Frères musulmans) et vous vous gardez bien de reproduire leur signe de ralliement. Ou bien, vous faites ce signe, ce qui en dit long sur votre combat contre « toutes les formes d’extrémisme ».

« A l’avenir, pour exprimer ma solidarité avec la résistance des peuples opprimés, je n’utiliserai que le point levé ou le « V » de victoire. »

C’est ce que l’on appelle, passez-nous l’expression, un routage de gueule final ! Après avoir essayé de nous faire gober les Frères musulmans comme de joyeux propagandistes, il veut ridiculiser les personnes indignées par son exhibition.

Excellent pour sa propagande électorale dans certains quartiers, tout ce tohu-bohu. Et les médias semblent ce satisfaire de ces explications boiteuses et « excuses » qui n’en sont pas.

C’est tout l’art de la taqiya, cette permission donnée par le Coran pour mentir aux infidèles, afin de les soumettre. Avec la bénédiction d’Allah…

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