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Regardez la séquence (à 1.34′ 17 »)! Cela en vaut la peine. Vous verrez comment se comporte le député européen Louis Michel (MR) au Parlement européen. La présidente (hongroise) de la commission, Kinga Gal, aurait dû expulser ce grossier merle. M. Louis Michel est – au nom du MR – le grand défenseur des migrants illégaux qui déferlent sur l’Europe. Il a des leçons de démocratie à donner aux Danois, aux Hongrois et bien sûr aux Belges, après nous avoir interdit d’aller skier en Autriche il y quelques années, parce que le Freiheitspartei entrait dans la coalition gouvernementale après des élections démocratiques.

https://youtu.be/4tPJMHLjG48 (intervention de Louis Michel a 1 heure 34′ 17″)

Apoplectique, Louis Michel!
Apoplectique, Louis Michel!

Ici, Louis Michel a piqué une colère noire lors de la commission consacrée au projet de loi danois de confiscation des bijoux et de l’argent des réfugiés (au-delà de 1.300 €), vociférant sur la présidente Kinga Gál.

Les ministres danois des Affaires étrangères, Kristian Jensen et de l’Immigration, Inger Stojberg, sont venus lundi expliquer en commission des Libertés civiles (LIBE) du Parlement européen deux mesures controversées que leur gouvernement a fait voter: la confiscation des biens de valeur des demandeurs d’asile pour payer leur séjour et le durcissement des conditions de regroupement familial.

Le débat a été jugé insuffisant par Louis Michel. Il a dénoncé «un simulacre de débat» après que la séance, très minutée, se soit terminée au bout d’une heure et quart environ. «C’est sans doute l’exemple le plus scandaleux de déshonneur pour le Parlement européen», s’est-il emporté.

«Il n’y a pas eu d’échange de vues, de débat, de dialogue. Je suis scandalisé!», a-t-il hurlé, avant de dénoncer des décisions danoises «en contradiction flagrante avec les valeurs européennes».

Louis Michel a  expliqué ensuite que le Danemark fait fausse route. «Comment voulez-vous en une heure avoir un débat contradictoire sur des questions aussi importantes? On parle des valeurs de l’Europe»,

«Le Danemark était un bon exemple en Europe. Mais aujourd’hui cette mesure n’est que symbolique. C’est uniquement un signal envers les partis d’extrême droite. Mais ce n’est pas comme ça qu’on résout les problèmes de racisme et de xénophobie», conclut-il.

 

Lors du débat, avant les hurlements de Louis Michel, les deux ministres danois avaient rappelé que leur pays «a fait sa part du travail» en proposant un programme d’intégration de trois ans avec enseignement de la langue, aides à l’emploi et revenu de remplacement. «Mais il y a un autre principe fondamental, c’est que ceux qui peuvent s’en sortir seuls ne doivent pas être aidés par l’Etat», avait souligné Inger Stojberg.

C’est pourquoi le Parlement danois débattra de la possibilité pour la police de fouiller les effets des migrants pour vérifier les moyens dont ils disposent pendant qu’on traitera leur demande d’asile, a précisé la ministre. Les demandeurs d’asile pourront garder une somme de 10.000 couronnes (environ 1.300 euros) et les objets qui ont une valeur sentimentale. «Beaucoup de demandeurs d’asile ont peu de biens et peu d’argent liquide, mais ceux qui ont les moyens de payer leur séjour doivent le faire.»

Concernant la mesure sur le regroupement familial, Mme Stojberg avait expliqué que la proposition visait à rendre impossible ce regroupement dans les trois premières années. «Mais il y aura un examen individuel de chaque cas, dans le respect des obligations internationales du Danemark».

Son collègue Kristian Jensen avait lui aussi insisté plusieurs fois sur le fait que le Danemark respecterait «toutes les conventions (que le pays a) signées, sans aucun doute». «Le Danemark est et a toujours été un champion de la défense des droits de l’homme».

Ce n’est pas la première fois que le Parlement européen apparaît mal à l’aise face à une décision interne d’un Etat membre qui semble en conflit avec les valeurs de l’Union européenne.

C.T.

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