Print Friendly, PDF & Email

Maggie De Block (OpenVLD) et le gouvernement Michel partent à la traque des malades de longue durée. Mais ils ne vont pas les chercher là où il y en a le plus : dans le monde politique, qui s’est offert des statuts très avantageux… interdits au simple citoyen.

Malade, un travailleur est soumis à un régime strict. Après un mois d’absence pour maladie, il ne touche plus que 60 % de son salaire. Après un an d’absence, le salaire ne représente plus que 40 % (jusqu’à 65 %, selon la situation familiale) de la rémunération normale.

Sauf pour les députés, qui touchent l’entièreté de leur salaire quelle que soit la durée de leur congé de maladie. Cela signifie qu’ils encaissent 7.580 euros brut, augmenté d’une allocation forfaitaire » de 3.750 (voir les explications dans la référence ci-dessus).

Et tout cela est légal ! Et pour cause : ce sont les politiciens eux-mêmes qui se sont octroyé ce statut préférentiel. Extrait des modes de fonctionnement du parlement : « En cas de maladie prolongée, les députés continueront de recevoir leur allocation parlementaire normale ».

Avez-vous été renseignés sur le vote de cet avantage inouï ? La presse subsidiée en a-t-elle fait ses choux gras ? Non, sur toute la ligne.

La culture du mensonge, du profitariat et du mépris pour les citoyens 

Nous sommes loin de cette « transparence », citée à longueurs d’interviews sur mesure, comme les aiment la RTB, RTL et la presse subsidiée. U8n exemple, parmi tant d’autres, à Bruxelles.

Lors du scandale du Samusocial (rappel : le bourgmestre, Yvan Mayeur, et une « amie », Pascale Peraïta, avaient détourné à leur profit l’argent des pauvres), le PS avait entonné le grand air de la repentance.

Le nouveau bourgmestre, Philippe Close, avait annoncé qu’il renonçait à tous ses mandats (faux) et amputait son salaire de 30 % (il s’est débrouillé pour les récupérer).

Et d’autres mandataires, telle Caroline Désir (PS), avait annoncé une « transparence » impitoyable. A peine si les Vertueux n’allaient pas embastiller les contrevenants à cette noble règle.

Ce n’était qu’un mensonge de plus. Dans le cas de Caroline Désir, elle a tout entrepris pour qu’en région bruxelloise, la multiplication des mandats restent à l’ordre du jour. Le site Cumuleo énumère ses 14 mandats. Une addition qui lui rapporte 205.000 euros par an, soit 10 fois le revenu moyen d’un citoyen bruxellois.

Et c’est ce genre de personnage qui prétend nous donner des leçons de démocratie !

S’étonnera-t-on encore à la lecture de ce qui suit ? Le gouvernement Michel nous laisse avec un trou budgétaire évalué entre 8 et 11 milliards… que le contribuable paiera après les élections.

Un changement de personnel politique est indispensable. Les profiteurs de la démocratie ont transformé notre pays de cocagne en république bananière. Ou faut-il dire « ripoublique » ? 

A.D.

Commentaires