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Qu’est-ce qu’il avait du mal à cacher sa satisfaction, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et à l’Union douanière (ouf !) Il venait de rejeter le budget « populiste » italien, non conforme aux diktats de l’Union Européenne. Il sait de quoi il parle, Moscovici : il fut le pire des ministres des Finances français, de 2012 à mai 2014.

Moscovici donnant des leçons de rigueur économique aux Italiens, c’est un peu comme une arsouille donnant des conseils d’honnêteté financière à de bons pères de famille.

De quoi s’agit-il ? Le gouvernement Conte-Di Maio-Salvini a établi un budget 2019 qui prévoit un déficit de 2,4 %.

Cris horrifiés de Moscovici qui, lorsqu’il tripotait les finances françaises (il était ministre de l’Economie, des Finances sous les gouvernements Ayrault I et II), affichait un déficit de plus de 4 % ! (voir confirmation sur le site de l’Insee). Les Allemands en ont fait autant. Merkel et Moscovici ? Champions du déficit.

1. L’ITALIE ACTUELLE FAIT MIEUX QUE LE RESTE DE L’EUROPE. L’Italie traîne le boulet de sa dette publique : 2.300 milliards d’euros, ce qui est énorme. En comparaison la dette publique belge n’est « que » de 432.847.459.046 euros

 

La dette italienne est le résultat des politiques clientélistes pratiquées par les gouvernements qui ont précédé l’actuel exécutif, dont Matteo Salvini est la figure « populiste » emblématique.

Le ministre du Développement économique, Luigi Di Maio, accomplit un travail remarquable, dirigé vers l’intérêt du citoyen – et non pas celui des banquiers, défendus, soutenus par les Moscovici et ses complices de la commission européenne.

2. UN GOUVERNEMENT ITALIEN POUR LE PEUPLE ET NON POUR LES BANQUIERS. Un exemple : la dette publique par habitant. Si chaque Italien voulait rembourser sa part de dette publique, il devrait se saigner de 38.100 dollars. En comparaison, le Belge devrait allonger 58.134 dollars, alors que la moyenne dans l’OCDE est de 50.245 dollars. (pour le Montant de la dette belge par habitant, voir ici).

Conclusion : le gouvernement « populiste » italien pense d’abord à ses citoyens ; le gouvernement belge fait exactement le contraire. Cela dérange grandement M. Moscovici

Il faudrait rappeler à M. Moscovici que l’Italie détient une balance commerciale excédentaire (c’est la différence entre les importations et les exportations d’un pays) – ce qui n’est plus le cas de la France, depuis que Moscovici s’est occupé de son économie…

L’Italie est la deuxième puissance manufacturière de la zone euro, après l’Allemagne. Elle est le 9ème pays exportateur au monde. Et les Italiens sont les plus gros épargnants de toute l’Union Européenne (voir le site officiel Eurostat) !

3. LES INSULTES ET LA DICTATURE D’UN PROFITEUR EUROPEEN. Cela dérange beaucoup les eurocrates non-élus, qui ne recule devant rien pour dénigrer le gouvernement italien. C’est ainsi que Moscovici se crut autorisé à stigmatiser les « petits Mussolini qui fleurissent en Europe« . Ce qui lui valut la cinglante réplique de Matteo Salvini : « Que le commissaire Moscovici se lave la bouche avant d’insulter les Italiens« .

Jean-Claude « hips » Juncker y est allé de son couplet « anti-populiste », balayé d’un revers de la main dédaigneux par le même Salvini : « Je ne parle qu’avec des gens sobres (…) Juncker devrait boire deux verres d’eau avant de l’ouvrir« . (toutes ces citations sont reprises sur le site du magazine Le Point).

Il en ressort que les pays européens sont cornaqués par des bras cassés, tels Juncker, emberlificoté dans des scandales financiers luxembourgeois, ou Moscovici, parvenu socialiste qui ne songe qu’à sa carrière. En dépit de ses contre-performances sous le quinquennat de François Hollande, il est devenu le Grand Manitou Oeil-de-Lynx des économies en pays européens. C’est le capitaine Haddock devenu président des Alcooliques Anonymes !

Tout récemment, il a fait savoir qu’il ne « souhaitait pas mener la liste socialiste française aux élections européennes de 2019. Et pour cause : il lorgne le voluptueux fromage de premier président de la Cour des Comptes (France), qui se libérera en 2020. Or, pour y être élu, il a besoin du soutien d’Emmanuel Macron… qui n’est pas socialiste.

4. LES BUDGETS BELGES ET DE LA FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES SOUS LA LOUPE. C’est le même Moscovici qui va remettre en cause le budget déposé par le gouvernement Michel. Il le fera d’autant plus facilement que les tripotages habituels des comptes publics par les partis traditionnels finissent par mal passer.

C’est ainsi que la Commission n’a guère apprécié l’escamotage de la dette de 2 milliards d’Infrabel (le gestionnaire de l’infrastructure des chemins de fer belges) qui auraient dû figurer dans les dettes de l’Etat belge (voir les révélations de L’Echo) ! Structurellement, la situation budgétaire de la Belgique est plus mauvaise que celle de l’Italie. On verra si la réaction de Moscovici sera aussi venimeuse à l’égard du « bon » gouvernement belge qu’envers le gouvernement « populiste » italien…

Même attente pour le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, annonçant un déficit de 221 millions, mais qui semblerait souffrir d’un « oubli » plutôt gargantuesque (voir le reportage ici).

Il est temps que les peuples reprennent le gouvernail d’une Europe tombée aux mains d’affairistes et de parvenus non élus, à l’image de Pierre Moscovici, carriériste socialiste dont les peuples européens ne doivent rien attendre de bon. LE PARTI POPULAIRE TRAVAILLE à CETTE REPRISE EN MAIN PAR LE PEUPLE : C’EST INSCRIT DANS SON PROGRAMME. Et le parlementaire italien, Angelo Ciocca, a eu mille fois raison de piétiner les notes du commissaire européen !

A.D.  

Le film complet de l’incident Ciocca/Moscovici se trouve sur le site bfmtv.

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