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Guy Verhofstadt accumule les records. Il fut un des Premiers ministres les plus désastreux de l’histoire de Belgique, entre 1999 et 2008 : il a creusé le déficit de l’Etat belge d’une manière telle que nous n’avons toujours pas pu renflouer le navire.

Il est aussi champion du népotisme : son frère, Dirk Verhofstadt, se présente comme un « philosophe politique », et sa fille a ses petites et grandes entrées dans les institutions européennes, où elle est « chargée de missions ». Mais c’est du côté de l’enrichissement personnel que Guy Verhofstadt se distingue avec un brio inégalé.

Lors de la précédente législature européenne, celui que l’on appelait « Baby Thatcher » a récolté entre 920.000 et 1,42 millions de suppléments à ses 13.000 euros mensuels au titre de salaire de parlementaire européen.

Une information révélée par le site Transparency International, dédié à dépister toutes les petites cachotteries des politiciens. Le frère de Guy, Dirk Verhofstadt, doit apprécier : il est professeur de « Médias et éthique » à l’université de Gand et auteur d’un livre, Médias et Ethique, dont la 7ème édition est parue en 2018. Les médias belges, si discrets sur les tricotages de Guy Verhofstadt, devraient s’en procurer un exemplaire…

Mieux : en 2011, Dirk publia un livre d’entretiens sous le titre A la Recherche de la Vérité – une valeur peu pratiquée par le frérot, dès qu’il s’agit d’argent.

Selon Transparency International, notre Guy national se retrouve dans le top des parlementaires européens que l’on pourrait soupçonner de conflit d’intérêt.

ENTRE 920.000 ET 1,47 MILLIONS DE « SUPPLEMENTS »… 

En effet, on sait que plus d’un tiers de ces personnages « intègres » s’offrent de petits à-côtés somptueusement rémunérés, en plus de leurs salaires. Ces activités annexes expliquent sans doute le taux d’absentéisme record de ces mêmes parlementaires. Le 4 juillet 2017, Jean-Claude Juncker traitait les parlementaires de « ridicules » : ils étaient une trentaine présents sur un total de 766 !

Mais Transparency International va plus loin : l’organisation pointe le fait que Guy Verhofstadt se retrouve parmi les trois parlementaires soupçonnés de conflits d’intérêt, c’est-à-dire, d’activités en conflit avec leur travail parlementaire.

Ainsi, l’Italien Renato Soru est aussi directeur de Tiscali, une entreprise de télécommunications, et le Lituanien Antanas Guoga est… un joueur de poker international !

Depuis 2012, Guy Verhofstadt est administrateur de la Sofina, une société de portefeuille détenant des titres, entre autres, dans Danone, Colruyt, Delhaize, GDF Suez et Luxempart. Il est aussi présent dans Theodorus III, le fonds de l’Université Libre de Bruxelles pour l’encouragement de start-ups et de spin-offs. On y ajoutera qu’il facture royalement ses conférences et interventions dans des interventions publiques.

On comprend mieux pourquoi notre ancien Premier ministre milite avec autant de vigueur pour « toujours plus d’Europe ».

Et on comprend mieux la haine et l’acharnement de Verhofstadt contre l’ADDE (Alliance pour la Démocratie Directe en Europe), groupe de partis eurosceptiques dans lequel la Belgique est représentée par le PARTI POPULAIRE. Imaginez que l »ADDE jette une lumière crue sur les coulisses du Parlement comme l’aiment les partis traditionnels, tels le PS, le CDH, Ecolo et le MR dont Verhofstadt fait partie…

A.D.

 

 

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