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La manifestation pour les pensions est devenue une manifestation pour le retour au pouvoir du PS. Ce qui devait être une prise de conscience des menaces sur les pensions des citoyens s’est transformé en défilé de costumes et de robes de grands couturiers, exhibés par les huiles du PS. 

Ils étaient tous là : Di Rupo, Magnette, Karin Lalieux, Laurette Onkelinx, Maria Arena et même Jean-Charles Luperto. Roulez, jeunesse ! On cherchait vainement Yvan Mayeur, Pascale Peraïta ou Stéphane Moreau. Les nouvelles stars, Ahmed Laaouej et  Pierre-Yves Dermagne ne savaient qu’inventer pour paraître sur la photo.

En clair, tous ces messieurs-dames ne défendaient pas leur pension : parlementaires et élus de toute catégorie ont une pension assurée et bien garnie – par leurs soins un minimum de 6 à 12.000 euros nets (chiffres communiqués par la Chambre des Représentants).

Ils ne se souciaient pas plus de nos retraites, appelées à devenir des pensions de misère. Pour preuve, le 5 septembre 2011, le ministre des Pensions déclarait à Pascal Vrebos : « Il faut gagner trois ans dans le maintien au travall. (…) En Belgique, on part à la pension trop tôt, à 59 ou 60 ans. J’y suis opposé. Je suis pour la pension à 65 ans« . Il annonçait aussi une pension minimum à 1.500 euros.

Le ministre des Pensions, en 2011, s’appelait Michel Darden (PS). Et il n’a pas été contredit par les camarades.

La vérité sur nos pensions se trouve dans le tableau ci-contre. Les pensions les plus basses sont belges, et tous les partis traditionnels (PS, MR, CDH, Ecolo, DéFI) en sont responsables.

La manifestation de ce mercredi 16 mai 2018 n’était pas celle des pensions : c’était celle des mémoires courtes. Et des dupes : les pensionnés actuels et de demain. 

A.D.

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