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Certes, c’est au printemps que fleurissent les promesses électorales, mais au PS, on assiste carrément à la luxuriance d’une forêt tropicale !

Dernière promesse en date : la création d’un compte d’épargne populaire.

Explications de Karin Lalieux (PS bruxellois) : « Ce n’est pas destiné aux gens qui spéculent » (il y aura donc peu d’amateurs parmi les élus socialistes – ndlr). « Le compte sera plafonné à 10.000 euros par adulte, avec un supplément par personne à charge. Le taux d’intérêt sera aligné sur celui de la croissance économique belge, soit 1,7 % actuellement« . Succulebnt programme, défendu par une « responsable » du Gial bruxellois, qui signait des contrats sans savoir ce qu’ils contenaient !

Tout cela est fort alléchant, mais il y a un problème. Un « compte d’épargne populaire », cela existait, en Belgique, depuis 1850. Cela s’appelait la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite (CGER). Et qui l’a supprimée en la privatisant en 1994 ? Elio Di Rupo (PS), vice-premier ministre et ministre des Communications et des Entreprises publiques ! Intégré à Fortis, le nom de la CGER disparut en 1999.

La CGER avait été fondée en 1850 par le ministre libéral, Charles Rogier, qui voulut ainsi éviter la faillite des deux principales banques belges (déjà !). Les circonstances de 2018 sont très différentes, et le contexte international a tout de même un peu évolué…

Et qui ferait confiance au PS pour créer une Caisse d’Epargne sérieuse ? Le projet déposé à la Chambre prévoit d’obliger « tous les établissements financiers installés en Belgique (…) de proposer ce compte d’épargne populaire« . Comme d’habitude, les grandes idées, c’est pour le PS, les risques, c’est pour les autres.

Vouloir refaire l’Histoire, c’est la dernière mauvaise histoire du PS. C’est aussi une sacrée farce électorale… On appréciera que ce projet est défendu par des gens comme Karin Lalieux, engluée dans le scandale Gial (les contrats à 1.000 euros par jour), Faouzia Hariche (scandale des Cuisines bruxelloises), Philippe Close (contrats bidouillés pour le Cirque Royal, Willy Demeyer (Publifin) et une foule d’autres personnages au-dessus de tout soupçon, désireux de « stimuler la petite épargne de court terme ». Au secours !

La création d’une caisse d’épargne populaire n’est possible que dans un environnement économique favorable. Ce qui n’est guère le cas dans la Belgique actuelle. 

Il faut, d’abord, un retour à la prospérité, comme le propose le PARTI POPULAIRE dans son programme. Extraits : réduire les impôts dur le travail ; une fiscalité juste en globalisant tous les revenus ; suppression des droits de succession ; un impôt de 15 % pour toutes les sociétés, pas de TV, ni d’ONSS pour les nouveaux entrepreneurs ; des zones hors taxes pour attirer les entrepreneurs ; le coût total du travail réduit, etc. Alors seulement, les citoyens auront les moyens d’épargner et de retrouver un vrai pouvoir d’achat amélioré. 

A.D.

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